Centenaire du Martyre du Père Charles de Foucauld

LE SCEAU DE L’AMOUR

Centenaire du martyre du père Charles de Foucauld 1916-2016

Centenaire du martyre du père Charles de Foucauld 1916-2016

Chez les saints, la mort vient couronner leur imitation du Christ. Ainsi du Père de Foucauld  ! La mort est venue le cueillir, en la façon qu’il avait désirée et tant attendue  : celle du martyre. C’est par un travestissement odieux que tous aujourd’hui veulent faire de ce martyr de la Chrétienté un pur mystique, épris seulement de spiritualité, parce qu’ils ont la haine de cette doctrine politique et coloniale française qui fait partie intégrante de sa vie et de son message. À cause de cette haine, ils n’hésitent pas à voiler toute cette part de sa vie, quitte à rendre sa mort inutile et ridicule. Pour eux, “ le destin ” a voulu qu’il meure de cette manière absurde, dans un fortin alors qu’il était l’homme de l’amour  ; à côté de caisses de munitions et de fusils alors qu’il était l’homme de la paix… Il nous faut réagir contre cette trahison de son message, et affirmer que le Père de Foucauld est mort comme Dieu l’a voulu, martyr.

Le Père de Foucauld, par frère Henry de la CroixCharles de Foucauld à Tamanrasset 1907

Quant à la signification spirituelle de cette mort, Dieu la lui a donnée telle que lui-même l’a voulue  : une mort par amour de Jésus, pour l’amour de Jésus, une mort d’amour, dans une parfaite conformité. Puisqu’il voulait imiter Jésus, puisque son amour se voulait tout d’imitation, Jésus lui a donné cette imitation suprême. Un peu comme saint François d’Assise recevant, à force de méditer sur la passion du Christ, les stigmates de cette passion. C’est le Christus factus est obediens usque ad mortem, mortem autem crucis, qu’il faudrait chanter là  : le Christ s’est fait obéissant, lui qui était Dieu, et il s’est fait non seulement homme, mais serviteur et esclave, et encore il est descendu davantage jusqu’à cette ignominie de la mort de la Croix. C’est l’exemple donné par saint Paul aux Philippiens (Ph 2, 5-11). L’humilité n’est pas une médiocre vertu bourgeoise  : c’est descendre, descendre, descendre, jusqu’à l’abjection. Or, la dernière abjection, c’est la mort de la Croix. Et le Père de Foucauld a désiré descendre jusque-là  : «  Pense que tu dois mourir martyr , dépouillé de tout, étendu à terre, nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué, et désire que ce soit aujourd’hui.  »

Le Père Charles de Foucauld Martyr de la foi

Le Père Charles de Foucauld Martyr de la foi

 

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