catéchèse du pape François 1er du 24 février 2016

Misericordiae Vultus

BULLE D’INDICTION
DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE
DE LA MISÉRICORDE
FRANÇOIS
EVÊQUE DE ROME
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU
À CEUX QUI LIRONT CETTE LETTRE
GRÂCE, MISÉRICORDE ET PAIX

1. Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Le mystère de la foi chrétienne est là tout
entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth. Le Père, « riche
en miséricorde » (Ep 2, 4) après avoir révélé son nom à Moïse comme « Dieu tendre et
miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité » (Ex 34, 6) n’a pas cessé de faire
connaître sa nature divine de différentes manières et en de nombreux moments. Lorsqu’est venue
la « plénitude des temps » (Ga 4, 4), quand tout fut disposé selon son dessein de salut, il envoya
son Fils né de la Vierge Marie pour nous révéler de façon définitive son amour. Qui le voit a vu le
Père (cf. Jn 14, 9). A travers sa parole, ses gestes, et toute sa personne,[1] Jésus de Nazareth
révèle la miséricorde de Dieu.
2. Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie,
de sérénité et de paix. Elle est la condition de notre salut. Miséricorde est le mot qui révèle le
mystère de la Sainte Trinité. La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à
notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le coeur de chacun lorsqu’il
jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le
chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son coeur à l’espérance d’être aimé pour
toujours malgré les limites de notre péché.
3. Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre
regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père. C’est la
raison pour laquelle j’ai voulu ce Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, comme un temps
favorable pour l’Eglise, afin que le témoignage rendu par les croyants soit plus fort et plus efficace.
L’Année Sainte s’ouvrira le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception. Cette fête
liturgique montre comment Dieu agit dès le commencement de notre histoire. Après qu’Adam et
Eve eurent péché, Dieu n’a pas voulu que l’humanité demeure seule et en proie au mal. C’est
pourquoi Marie a été pensée et voulue sainte et immaculée dans l’amour (cf. Ep 1, 4), pour qu’elle
devienne la Mère du Rédempteur de l’homme. Face à la gravité du péché, Dieu répond par la
plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut
imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne. En cette fête de l’Immaculée Conception,
j’aurai la joie d’ouvrir la Porte Sainte. En cette occasion, ce sera une Porte de la Miséricorde, où
quiconque entrera pourra faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne, et donne
l’espérance……………….. Lire la suite

Misericordiae Vultus BULLE D'INDICTION DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISÉRICORDE

Misericordiae Vultus
BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISÉRICORDE

La Transfiguration de Jésus au mont Thabor

DEUXIÈME DIMANCHE DE CARÊME – La Transfiguration 

1 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, et les emmène, à l’écart, sur une haute montagne.
2 Et il fut transfiguré devant eux: son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
3 Et voici que leur apparurent Moïse et Elie, qui s’entretenaient avec lui.
4 Pierre alors, prenant la parole, dit à Jésus: « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. »
5 Comme il parlait encore, voici qu’une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu’une voix disait de la nuée: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le. »
6 A cette voix, les disciples tombèrent sur leurs faces, tout effrayés.
7 Mais Jésus, s’approchant, les toucha et leur dit: « Relevez-vous, et n’ayez pas peur. »
8 Et eux, levant les yeux, ne virent plus personne que lui, Jésus, seul.
9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: « Ne parlez à personne de cette vision, avant que le Fils de l’homme ne ressuscite d’entre les morts. »

(Matthieu XVII 1, 9)

La Transfiguration de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur le mont Thabor

La Transfiguration de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur le mont Thabor

 

Vous pouvez lire le récit de la Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ dans l’Évangile selon Saint Matthieu (Matthieu 17, 1-9), dans l’Évangile selon Saint Marc (Marc 9, 2-10) et dans l’Évangile selon Saint Luc (Luc 9, 28-36)

 

PREMIÈRE INSTRUCTION

Les témoins, le lieu et le temps de la Transfiguration

En se transfigurant devant trois de ses Apôtres seulement, à l’écart, sur le sommet d’une haute montagne, et tandis qu’il priait (cf Lc IX, 29) Notre-Seigneur nous enseigne donc surtout ces trois importantes leçons, savoir :

La première, que les grâces de choix ne sont pas accordées à tout le monde, mais que Dieu en favorise ceux qu’il veut, sans que les autres puissent se plaindre, puisque tous reçoivent les grâces nécessaires au salut.

La deuxième, que Jésus ne nous mène jamais au milieu du monde, mais toujours dans la retraite, et que si même il nous conduit par le chemin ardu des épreuves, c’est une marque de son affection particulière pour nous.

La troisième enfin, que le temps de la prière est celui ou il se révèle plus spécialement à nous, en éclairant notre âme sur nos devoirs et en échauffant notre cœur pour les accomplir.

Conformément à ses leçons, ne désirons donc pas, chrétiens, de grâces extraordinaires, dans lesquelles notre orgueil pourrait trouver une occasion de péché ; mais recevons avec une profonde reconnaissance les grâces communes, qui nous permettent d’accomplir humblement et sûrement notre salut.

En second lieu, évitons le plus que nous pouvons les vaines sollicitudes et surtout le bruit et les amusements du siècle, et aimons à suivre le mouvement divin qui nous conduit dans la retraite, tout au moins dans celle du cœur.

Et s’il plait à Dieu de nous imposer des fatigues plus ou moins dures, sachons que c’est pour nous faire gravir la montagne de la perfection, au sommet de laquelle Il nous récompensera en se manifestant à nous. Enfin, dans notre retraite ou au milieu de nos épreuves, appliquons-nous sans cesse à l’exercice de la prière, car c’est elle qui sanctifie la solitude, qui donne aux croix leur caractère et leur mérite, et qui transporte l’âme aux pieds de Dieu, de qui découle sur elle les grâces de lumière et de force qui la transfigurent.

Puissions-nous, chrétiens, observer avec fidélité ces diverses leçons, et mériter ainsi, après l’invisible transfiguration de notre âme en ce monde, la glorieuse transfiguration du Ciel.

Ainsi soit-il

 

DEUXIÉME INSTRUCTION

La Transfiguration de Notre-Seigneur

En quoi consiste la Transfiguration de Notre-Seigneur sur le mont Thabor, qu’elle fut la figure de la transfiguration glorieuse des élus dans le Ciel et que pour arriver à cette transfiguration glorieuse, il faut ici-bas nous transfigurer de pécheurs en justes. C’est dans son propre Corps que Notre-Seigneur a été transfiguré, et c’est aussi dans leur âme et dans leur propre corps que seront glorieusement transfigurés au Ciel ceux qui se seront sincèrement et courageusement transfigurés sur la terre dans leur conduite et dans toute leur vie.

Notre transfiguration laborieuse ici-bas, opérée par nos soins incessants, est d’ailleurs la condition indispensable de la transfiguration glorieuse dont Dieu récompensera au Ciel notre bonne volonté sincère et nos réels efforts.

Rappelons-nous sans cesse, chrétiens, ces vérités, aussi instructives que pleines d’encouragement. Instructives, dis-je, car elles nous préservent de l’illusion de croire qu’on peut arriver à la gloire du Ciel sans passer par les souffrances volontairement endurées et embrassées d’ici-bas. J’ajoute pleines d’encouragement, car s’il est certain qu’après avoir souffert, Notre-Seigneur est entré dans sa gloire, il ne l’est pas moins qu’en souffrant à son exemple nous y entrerons à notre tour sur ses pas.

Ayons donc les yeux toujours fixés sur l’admirable récompense qui nous est préparée, et les travaux qu’il faut accomplir pour la mériter nous paraîtrons faciles. Nous accomplirons ainsi plus volontiers ces travaux, et ainsi nous mériterons plus sûrement la récompense de l’éternelle transfiguration céleste. Ainsi soit-il.

 

TROISIÈME INSTRUCTION

De ce qui se passa sur le Thabor pendant la Transfiguration

Telles sont chrétiens, les principales instructions que renferment pour nous l’apparition de Moïse et d’Élie sur le Thabor, leur entretien avec Jésus et l’intervention de Pierre.

L’apparition de Moïse et d’Élie nous confirme surtout la mission divine de Jésus, car leur présence atteste qu’Il est d’accord avec eux en toutes choses, par conséquent qu’Il est le Messie qu’ils ont annoncé : autrement ils ne Lui auraient pas donné l’appui de leur adhésion.

Leur entretien avec le Sauveur nous rappelle principalement que la vérité fondamentale du Christianisme, c’est qu’on ne peut arriver à la Gloire dans le Ciel qu’après avoir porté ici-bas sa croix.

Enfin l’intervention de saint Pierre est surtout une confirmation de cette vérité, en ce qu’il est jugé n’avoir pas compris ce qu’il disait, lorsqu’il demandait à jésus de rester avec eux sur le Thabor plutôt que d’aller à Jérusalem pour y mourir sur la Croix.

Ranimons donc, chrétiens, notre foi en la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, si solennellement attestée par les deux plus illustres et les deux plus saints personnages de l’ancienne loi. Et en même temps pénétrons-nous plus que jamais de la nécessité de souffrir pour arriver au Ciel, puisque c’est la vérité qu’Il a voulu nous enseigner dans cette circonstance particulièrement mémorable de la Transfiguration.

Bref, croyons en Jésus-Christ, et souffrons en union avec Lui : voilà en deux mots ce que nous suggère de faire la considération du mystère de la Transfiguration. Que si nous sommes fidèles à cette double pratique, ayons l’assurance qu’un jour nous contemplerons à notre tour, sur le céleste Thabor, non pas seulement le Corps glorifié du Sauveur, mais sa divinité elle-même, source de tout bien, de toute joie, de tout bonheur. Ainsi soit-il.

 

QUATRIÈME INSTRUCTION

La Voix qui sort de la nuée

Chrétiens, Jésus est notre Dieu et notre Législateur souverain.

Il est notre Dieu, puisque la voix du Père céleste, qui s’est fait entendre du sein de la nuée sur le Thabor, l’a proclamé son Fils bien-aimé.

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Écoutez-le ! »

Il est notre Législateur souverain, puisque cette même voix céleste nous a commandé de l’écouter dans tout ce qu’Il nous enseignerait et dans tout ce qu’Il nous prescrirait.

Que ces vérités si importantes ne restent donc pas pour nous de simples spéculations. Qu’elles produisent en nous leur effet naturel, c’est-à-dire mettons notre conduite en rapport avec notre croyance. Jésus est notre Dieu ? Nous le croyons du fond de notre cœur ? Ayons pour Lui le même respect que Lui témoignent Moïse et Élie ; ayons pour Lui le même dévouement que Lui témoigne Pierre ; ayons pour Lui le même amour que fait paraître le Père céleste.

Il est notre Législateur souverain? Soumettons notre esprit à ses enseignements, notre volonté à ses prescriptions. Soyons hommes autant que chrétiens ; c’est-à-dire soyons conséquents avec nous-mêmes, comme le veut la simple raison humaine ; c’est-à-dire encore une fois, si nous croyons une chose, agissons en conséquence ; et pour le cas présent, offrons à Jésus l’hommage de tout ce qu’il y a de meilleur en nous, puisqu’il est notre Dieu, et soumettons-nous sans réserve à tous ses ordres et à toutes ses Volontés, puisqu’Il est à l’exclusion de tout autre, celui que nous devons écouter.

Si les trois Apôtres pierre, Jacques et Jean, en entendant la voix divine leur adresser des paroles si agréables et si calmes, furent cependant « saisis d’une telle terreur qu’ils tombèrent par terre », jugez de l’effroi que nous éprouverons au jour du jugement dernier, lorsque Dieu viendra faire entendre les arrêts de sa Justice redoutable. C’est alors que les pécheurs, épouvantés de n’avoir pas écouté la voix de j ésus pendant leur vie, crieront aux montagnes de tomber sur eux pour les dérober à la vue du Juge vengeur (Apoc. VI,16).
Mais si nous avons vécu en chrétiens sincères, c’est-à-dire si nous avons toujours été dociles à ce que nous aura dit Jésus par les diverses voix dont il se sert pour se faire entendre de nous, notre frayeur ne sera pas de longue durée, car le souverain Juge, d’un seul regard, et sans même avoir besoin de nous rien dire, nous fera comprendre que nous n’aurons rien à craindre. Alors nous attendrons  en paix l’instant où il nous appellera à sa suite pour nous donner part à son éternelle Transfiguration dans le Ciel. Ainsi soit-il.

(Instructions tirées de l’ouvrage La somme du prédicateur sur les temps liturgiques et les Évangiles par P. Grenet)

 

Autres méditations sur la Transfiguration (Les trois raisons de la transfiguration – Extraits du sermon du 6 août 1967, fête de la Transfiguration – par frère Georges de Jésus) – CLIQUEZ ICI

 

 

Consécration de soi-même à Jésus-Christ la Sagesse incarnée par les mains de Marie

Consécration de soi-même à Jésus-Christ la Sagesse incarnée par les mains de Marie

Saint Louis-Marie Grignon de Monfort (31 janvier 1673 – 28 avril 1716)

Ô Sagesse éternelle et incarnée! Ô très aimable et adorable Jésus, vrai Dieu et vrai
homme, Fils unique du Père Éternel et de Marie, toujours Vierge!
Je vous adore profondément dans le sein et les splendeurs de votre Père, pendant
l’éternité, et dans le sein virginal de Marie, votre digne Mère, dans le temps de
votre incarnation.
Je vous rends grâce de ce que vous vous êtes anéanti vous-même, en prenant la
forme d’un esclave, pour me tirer du cruel esclavage du démon. Je vous loue et
glorifie de ce que vous avez bien voulu vous soumettre à Marie votre sainte Mère,
en toutes choses, afin de me rendre, par Elle, votre fidèle esclave.
Mais hélas! Ingrat et infidèle que je suis, je ne vous ai pas gardé les voeux et les
promesses que je vous ai solennellement faits dans mon Baptême. Je n’ai point
rempli mes obligations. Je ne mérite pas d’être appelé votre enfant ni votre esclave,
et comme il n’y a rien en moi qui ne mérite vos rebuts et votre colère, je n’ose plus
par moi-même approcher de votre sainte et auguste Majesté.
C’est pourquoi j’ai recours à l’intercession et à la miséricorde de votre sainte Mère,
Flèche d’Or www.jesusmarie.fr page 16
Dévotion au Coeur Immaculé de Marie et au Coeur Sacré de Jésus
que vous m’avez donnée pour Médiatrice auprès de vous, et c’est par son moyen
que j’espère obtenir de vous la contrition et le pardon de mes péchés, l’acquisition
et la conservation de la Sagesse.
Je vous salue donc, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la divinité, où la
Sagesse éternelle cachée veut être adorée des anges et des hommes.
Je vous salue, ô Reine du ciel et de la terre, à l’empire de qui tout est soumis : tout
ce qui est au-dessous de Dieu.
Je vous salue, ô refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde n’a manqué à
personne.
Exaucez les désirs que j’ai de la divine Sagesse, et recevez pour cela les voeux et
les offres que ma bassesse vous présente.
Moi, N…, pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd’hui, entre vos mains, les
voeux de mon Baptême :
Je renonce pour jamais à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres,
Et je me donne tout entier à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma
croix à sa suite tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n’ai
été jusqu’ici.
Je vous choisis aujourd’hui, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et
Maîtresse. Je vous livre et consacre, en qualité d’esclave, mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions
passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de
moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus
grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.
Recevez, ô Vierge bénigne, cette petite offrande de mon esclavage, en l’honneur et
union de la soumission que la Sagesse éternelle a bien voulu avoir de votre
maternité, en hommage de la puissance que vous avez tous deux sur moi, et en
action de grâces des privilèges dont la sainte Trinité vous a favorisée.
Je proteste que je veux désormais, comme votre véritable esclave, chercher votre
honneur et vous obéir en toutes choses.
Ô Mère admirable, présentez-moi à votre cher Fils, en qualité d’esclave éternel,
afin que, m’ayant racheté par vous, il me reçoive par vous.
Ô Mère de miséricorde, faites-moi la grâce d’obtenir la vraie Sagesse de Dieu et de
me mettre, pour cela, au nombre de ceux que vous aimez, que vous enseignez,
que vous nourrissez et protégez comme vos enfants et vos esclaves.
Ô Vierge fidèle! Rendez-moi en toutes choses un si parfait disciple, imitateur et
esclave de la Sagesse incarnée, Jésus-Christ votre Fils, que j’arrive par votre
intercession et à votre exemple, à la plénitude de son âge sur la terre et de sa
gloire dans les cieux.
Ainsi soit-il !
Saint Louis-Marie Grignion de Monfort (31 janvier 1673 – 28 avril 1716)

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Les Sept Paroles de Jésus en Croix

Sept Paroles de Jésus en Croix

Jésus a prononcé sept dernières paroles lorsqu’il était en Croix.
Frères et soeurs, méditez sur les sept Paroles de Jésus en Croix, Paroles Sacrées prononcées par Dieu Lui-même comme le testament destiné aux âmes rachetées par son Sacrifice.

Les Sept Paroles de Jésus en Croix

1ère parole: Luc 23:34 « Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font. »
2ème parole: Luc 23:43 « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »
3ème parole: Jean 19: 26-27 Jésus voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, il dit à sa Mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta mère ».
4ème parole: Matthieu 27:46 « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné? »
5ème parole : Jean 19:28 « J’ai soif « 
6ème parole : Jean 19: 30 « Tout est consommé. »
7ème parole: Luc 23:46 « Père, je remets mon esprit entre tes mains. »

Notre Seigneur Jésus-Christ

Notre Seigneur Jésus-Christ mort par Amour pour nous sauver!

Pour vous aider dans vos méditations et prières, voici les commentaires et prières de Saint Bonaventure sur les sept dernières Paroles prononcées par le Rédempteur Notre Seigneur Jésus-Christ sur la croix.

Sept paroles de Jésus en croix – Première Parole.

« Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font. »

Jésus, hostie, sacrifice, bienfait et grâce de salut; Jésus, confiance assurée, refuge inébranlable : pour racheter le genre humain de sa captivité, pour anéantir les crimes dont nous étions coupables, pour nous unir à Dieu et nous combler de ses dons, vous n’avez point refusé de souffrir les chaînes, les fouets, les meurtrissures. Vous avez accepté la croix et ses ignominies, ses tourments et ses plaies. Et alors qu’elle vous recevait, alors que vos ennemis frémissaient contre vous, que le marteau frappait et que les clous déchiraient votre chair, que la douleur se faisait sentir plus atroce, que votre sang adorable coulait en abondance, que la souffrance vous oppressait et que votre angoisse s’aggravait, vous avez supplié votre Père de pardonner à vos ennemis, à ceux qui vous attachaient; vous l’avez conjuré en faveur de leur ignorance, et vous lui avez dit : Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.

Prière.
O douce patience ! ô mansuétude ineffable, clémence infinie, bénignité sans limites! Comme une brebis pleine de douceur, vous ne laissez échapper aucune plainte; comme une mère pleine de tendresse, vous excusez l’injure dont on vous couvre ; comme l’âme dont la bonté est inépuisable, vous gardez toute votre bienveillance; comme celui dont la volonté est d’une tendresse sans bornes, vous ne mettez en avant que la miséricorde. L’espérance de nos coeurs se tourne vers vous ; vers vous montent nos soupirs, vers vous coulent nos larmes, vers vous s’élèvent nos désirs, et nous crions avec confiance : Seigneur, daignez nous pardonner.

 

Sept paroles de Jésus en croix – Seconde Parole.

« Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

Jésus, auteur de tout pardon, consolation de ceux qui pleurent ; Jésus, gloire de notre repentir, espoir des pénitents : alors que, suspendu sur la croix, vous étiez associé au supplice de deux scélérats, l’un d’eux s’élevait contre vous, vous blasphémait injurieusement, et vous disait (1) : « Si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi et nous sauve en même temps ; exerce à ton égard la puissance que tu montras en sauvant les autres. » L’autre le reprenait, lui montrait sa folie, se déclarait coupable et vous suppliait en disant : « Souvenez-vous de moi lorsque vous serez parvenu en votre royaume, en ce royaume plein de douceur, lorsque vous vous montrerez Roi.»

Et vous, Seigneur, qui aimez le repentir et y attirez les coeurs par votre grâce, vous ne vous êtes point contenté de lui promettre un souvenir, mais vous l’avez assuré de votre gloire, et vous lui avez dit : « Oui, je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire. »

Prière.
O charité empressée de mon Dieu! Miséricorde diligente, libéralité sans retard, munificence vraiment prompte, c’est vers vous que s’élance notre ferveur, vers vous que se tourne notre pensée, devant vous que nous confessons nos fautes et que nous ouvrons le fond de nos coeurs.
Nous vous supplions avec confiance, vous qui, seul, êtes sans péché et pur de tout crime, et nous vous disons : Souvenez-vous de nous, Seigneur , dans votre patience.

 

Sept paroles de Jésus en croix – Troisième Parole.

« Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta mère ».

Jésus , lumière éclatante, Roi de gloire, Fils de Dieu et Fils de l’homme; Jésus, fleur de la pureté virginale, Fils de la Vierge Marie; cette Vierge Très-Sainte, cette Vierge accablée d’amertumes, cette Mère pleine d’amour et brisée par tant de douleurs, votre Mère bien-aimée, qui entoura votre enfance de soins si diligents, se tenait inondée de ses larmes et anéantie par ses sanglots au pied de votre croix, vous y voyait suspendu, contemplait vos tourments, et, dans l’excès de son affliction, elle semblait prête à défaillir. Mais vous, Seigneur, vous avez abaissé un regard sur cette Mère dans les pleurs, en proie à l’amertume, votre Mère vénérable, digne de la suprême béatitude; vous avez considéré votre Disciple bien-aimé, ce Disciple si digne de votre amour, Jean, le serviteur fidèle de Dieu, l’homme dont la vie est demeurée sans tache, et votre parole s’est adressée, pleine de douceur et avec un accent prophétique, à Marie et à Jean; vous avez recommandé tendrement votre Mère au Disciple, et vous avec dit : Femme voilà votre Fils ; et ensuite au Disciple : Voilà votre Mère .

Prière.

Oh ! quel changement ! quel partage inégal l quelle désolation! quelle tristesse profonde pour une mère, alors que pour soutien c’est le Disciple qui lui est donné à la place du Maître, alors qu’au lieu de Dieu c’est un homme qui devient son appui ; qu’au lieu du Roi, c’est un simple serviteur qui demeure à Marie ! Et moi aussi, ô Jésus ! je me recommande humblement à votre grâce, et je m’abandonne pour toujours à votre Providence, afin qu’aidé des prières que la Vierge vous adressera pour moi avec amour, je puisse être en tout temps à l’abri des orages du péché.

 

Sept paroles de Jésus en croix – Quatrième Parole.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? »

Jésus, vertu, sagesse du Père incréé ; Jésus, force et soutien de toute créature : par votre puissance admirable vous aviez multiplié les pains; avec une force non moins grande, faible enfant, vous aviez conduit l’étoile qui guidait les Mages; vous aviez rappelé les morts à la vie, vous aviez opéré des merveilles sans nombre, vous aviez guéri les malades, vous aviez tiré le monde du néant, vous aviez chassé les démons par la terreur de votre parole, vous aviez, au jardin des Olives, renversé vos ennemis par la force de cette même parole ; et voilà que vous êtes attaché à la croix pour obéir à votre Père; voilà que vous êtes, par sa volonté, en proie aux angoisses; voilà que, pour accomplir ses ordres, vous êtes enchaîné et vous souffrez comme un Criminel, et qu’il ne vous permet point de faire usage de votre puissance pour vous soustraire aux tourments. Alors, vous inclinant sous le poids des douleurs qui vous oppressent, vous faites entendre un cri, et vous dites, en pleurant, d’une voix lamentable : Eli, Eli, lama sabachtani, c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ?

Prière.
Ô cri miraculeux, qui opère le salut du monde! Ô coeur innocent et humble! Vous pleurez les peines méritées par nos crimes; la compassion m’entraîne vers vous; je sens que vous souffrez pour moi; je me prosterne devant vous, je mêle mes pleurs aux vôtres; et ces pleurs me sont avantageux : ils me consolent, car ils seront pour moi une source de récompense et de joie éternelle.

 

Sept paroles de Jésus en croix – Cinquième Parole.

« J’ai soif »

Jésus, dont le souvenir est si doux et dont l’amour pénètre d’ardeur; Jésus, ma tendre confiance, vous qui êtes la nourriture qui réjouit mon âme : alors qu’étendu sur l’autel de la croix, vous accomplissiez, en vous immolant, la rédemption des hommes, le monde vous contemplait nu et dépouillé comme un objet de spectacle; la terre faisait entendre contre vous un cri de mort; vos ennemis vous lançaient leurs injures; vos proches vous fuyaient ; les clous perçaient vos membres; vos nerfs se contractaient sous l’excès de la douleur; vos plaies se gonflaient ; votre sang coulait à grands flots; votre chair devenait palpitante; vos forces s’épuisaient. Alors, Seigneur, vous avez été embrasé d’une soif dévorante, d’une soif qui languissait d’amour, d’une soif désireuse des vertus et avide de notre salut. Vous avez dit avec tendresse : J’ai soif : je désire la foi chez tous les hommes, je soupire après leur salut, et je m’offre encore à de nouveaux tourments, afin de l’obtenir.

Prière.
Ô soif vraiment salutaire qui ne demandez que notre amour! ô soif intime du coeur qui brisez nos ardeurs perverses! Faites, ô mon Dieu, que j’aie soif de vous, que je brûle de cette soif, que je fuie la soif du mal, jusqu’à ce que j’arrive à la fontaine de vie, que je m’y désaltère, que j’y sois heureux pour toujours, et, qu’entré dans la Sainte Patrie, j’y contemple mon Dieu à jamais.

 

Sept paroles de Jésus en croix – Sixième Parole.

« Tout est consommé ! »

Jésus, notre rédempteur, sauveur de tous les hommes ; Jésus, notre amour, salut de ceux qui croient: alors que vous accomplissiez avec un zèle ardent par le mystère de la Croix l’oeuvre de notre rachat, afin d’être ainsi notre libérateur ; alors que vous vous soumettiez au supplice pour nous en arracher, consommant le sacrifice de votre chair et de votre sang, en même temps que le combat terrible qui devait mettre le sceau à notre paix ; terminant la course passagère de cette vie fugitive et achevant le grand acte de notre rédemption, au moment où l’heure de la mort approchait, où la vie vous abandonnait, où vous touchiez au terme de vos souffrances, et où tout allait se trouver conduit à sa fin, pour exprimer toutes choses en un mot vous vous écriâtes : Tout est consommé ! En effet, Jésus est crucifié, l’Agneau est immolé, son sang est répandu , le prix du salut est payé, le démon est vaincu, la guerre est terminée , la sentence de condamnation est détruite et l’homme est racheté.

Prière
O bon Jésus ! Bonté suprême qui êtes notre justice ; ô vrai Jésus ! Vérité souveraine qui êtes notre science; ô notre Jésus! Charité ineffable et notre Rédemption; ô Saint Jésus ! Sainteté sans tache et notre sanctification ; consommez en nous la grâce, consommez la justice, consommez notre conscience, consommez notre joie.

 

Sept paroles de Jésus en croix – Septième Parole.

« Mon Père, je remets mon âme entre vos mains »

Jésus, Voie de toute droiture et Porte du salut; Jésus, refuge inébranlable et protecteur de tous les hommes ; Jésus, vérité salutaire et lumière brillante des âmes ; Jésus, félicité de la vie et douceur enivrante des cœurs: alors que vous livriez les derniers combats, afin de détacher votre âme de votre corps sacré, et que vous abandonniez cette terre pour descendre aux enfers, voulant nous montrer la voie que nous devions parcourir, instruire les hommes formés d’une vile poussière, et nous faire reconnaître le défenseur en qui doivent se confier ceux que la mort environne, vous avez recommandé votre âme vénérable à votre Père Très-Saint et vous lui avez dit en gémissant dans un langage d’amour : Mon Père, je remets mon âme entre vos mains. Et ensuite, inclinant la tête, toujours attaché au gibet de la Croix, couvert de plaies cruelles, honteuses et injustes, vous avez rendu l’esprit. Mais en même temps vous imprimâtes à l’univers un tel frémissement que tous ceux qui furent témoins de vos tourments versèrent des larmes abondantes ; que les éléments se troublèrent, les rochers se fendirent, les sépulcres laissèrent aller leurs morts, la terre trembla,, le voile du temple se déchira, le soleil se couvrit de ténèbres, le monde gémit, et la nature désolée s’écria : Hélas ! voici mon dernier jour, ou bien le Dieu qui m’a créée est à cette heure en proie aux souffrances.

Prière.
Ô mort digne de larmes, que toute créature a pleurée ! O mort lamentable, sur laquelle les êtres insensibles se sont désolés ! mort admirable, où les morts ont puisé la vie ; mort toute aimable, qui as exalté le courage des forts ; mort sacrée, mort glorieuse, qui as été la ruine des crimes ; mort pieuse, mort profitable, en qui nous avons trouvé des récompenses, fais que ton souvenir ne nous abandonne jamais ; qu’il excite notre âme et transperce en tout temps notre coeur; qu’il verse la lumière en nos pensées et nous dirige en toutes nos démarches ; qu’il nous délivre de nos fautes et nous accorde le bienfait de la vie céleste. Ainsi soit-il.

Sept paroles de Jésus en croix – Sept paroles de Jésus en croix

 

 

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Tentation de Jésus au désert

PREMIER DIMANCHE DE CARÊME – La tentation de Jésus au désert

Tentation de Jésus au désert

Notre Seigneur Jésus-Christ nous offre, par son exemple, les moyens de vaincre les tentations.

La suite du saint Évangile selon Matthieu (IV, 1-11)

Alors Jésus fut emmené au désert par l’Esprit, pour être tenté par le diable.
Il jeûna durant 40 jours et 40 nuits, après quoi il eut faim.

Et, s’approchant, le tentateur lui dit: « Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. »
Mais il répondit: « Il est écrit: Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu »

Alors le diable le prend avec lui dans la Ville Sainte, et il le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit: « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit: Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et sur leurs mains ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre. »
Jésus lui dit: « Il est encore écrit: Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu. »

De nouveau le diable le prend avec lui sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit: « Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage. »

Alors Jésus lui dit: « Retire-toi, Satan! Car il est écrit: C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à Lui seul tu rendras un culte. »

Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

(Cf. Marc I, 12 et 13 – Luc IV, 1-13)

 

Leçons que nous donne Jésus dans cet Évangile.

La grande affaire de notre conversion doit :

I)- Se commencer par la fuite du monde.

1)- Jésus est, en tout, notre modèle.

2)- Le Saint-Esprit ne nous fait entendre sa voix que dans la retraite et le recueillement ; le bruit et la dissipation du monde l’étouffent, et nous empêchent de l’entendre.

3)- On y apprend à se connaître soi-même ; on y sent plus vivement les motifs qui doivent nous engager à nous donner entièrement à Dieu ; la sublime vocation du chrétien, la laideur du vice, les charmes de la vertu, le néant de la vie présente, l’importance de l’éternité ; l’âme se purifie de ses souillures ; on y apprend à connaître la volonté de Dieu ; on se trace une règle de conduite pour l’avenir : Et duxit eum in desertum ;

4)- On peut se faire une vie de retraite même au milieu du monde.

 

II)- Se poursuivre par une vie mortifiée et pénitente… Cum jejunasset.

Il y a un double jeûne :

1)- Le jeûne corporel qui soumet le corps à l’empire de l’âme.

2)- Le jeûne spirituel, qui consiste à renoncer au péché, et à tout ce qui nous porte au péché.

 

III)- Se consommer dans la victoire contre la triple tentation du démon, de la chair et du monde… Ut tentaretur.

1)- Il faut nous attendre et nous préparer aux tentations, car elles sont nécessaires et utiles.

a)- Elles nous apprennent à nous connaître, à mieux apprécier notre faiblesse, et le besoin que nous avons du secours de Dieu.

b)- Elles raniment notre vigilance par la crainte du danger.

c)- Elles fortifient nos vertus par l’exercice continuel où elles les tiennent.

d)- Elles nous méritent la couronne immortelle réservée au vainqueur.

2)- Jésus-Christ nous offre, par son exemple, les moyens de les vaincre ; ces moyens sont :

a)- L’humilité, qui nous fait connaître notre faiblesse et le besoin que nous avons du secours de Dieu : Non in solo pane.

b)- La confiance, qui nous préserve du découragement, en nous rappelant que Dieu est là pour nous secourir, et qu’Il ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces ; Sed in omni verbo.

c)- La prière, l’invocation du Saint Nom de Jésus, du secours de Marie, de notre ange gardien, le signe de la Croix, l’eau bénite, etc… Sed in omni verbo

d)- Le jeûne, et la mortification des sens : Cum jejunasset.

e)- La vigilance continuelle qui nous met en garde contre les embûches du démon.

f)- La fuite des occasions, et de tout ce qui peut nous exposer au péché. Semblable, dit saint Augustin, à un chien méchant et hargneux, mais attaché à la chaîne, le démon peut bien aboyer, mais il ne peut mordre que ceux qui l’approchent de trop près.

g)- La méditation des grandes vérités de la religion, le souvenir de la présence de Dieu, la pensée de la mort, des châtiments réservés au crime, des immortelles récompenses promises à la victoire.

h)- La fuite de l’oisiveté, mère de tous les vices, et l’amour du travail, qui fasse que le démon nous trouve toujours occupé. (Dehaut, l’Évangile Expliqué)

La tentation de Jésus au désert

Notre Seigneur Jésus-Christ nous enseigne comment nous devons combattre les tentations de la triple concupiscence et remporter la victoire sur le démon.

 

Le combat du chrétien contre le démon

I)- Motifs qui nous engagent à combattre le démon

1)- L’exemple de Jésus-Christ notre Général.

2)- La grâce et l’assistance de l’Esprit-Saint, qui ne nous abandonnera pas, si nous l’appelons à notre secours.

3)- La faiblesse du démon dont Jésus-Christ a détruit la puissance.

4)- La couronne immortelle promise au vainqueur.

 

II)- Comment nous devons nous préparer à ce combat.

1)- Par la solitude, la retraite, l’éloignement du monde et de ses plaisirs tumultueux : Ductus est in desertum.

2)- Par le jeûne et la mortification… Cum jejunasset.

3)- Par la prière, la méditation, l’étude de l’Écriture Sainte : Scriptum est.

4)- Par l’attente des combats et des tentations qui nous sont réservés : Ut tentaretur a diabolo.

 

III)- Comment nous devons nous comporter durant la tentation. Nous devons :

1)- Implorer le secours du Ciel

2)- Résister avec résolution et courage

3)- Ne pas nous appuyer sur notre propre force, mais nous confier en l’assistance divine.

 

IV)- Comment nous devons combattre les tentations de la triple concupiscence. Nous combattrons :

1)- La sensualité, par la confiance en Dieu et l’esprit de mortification, qui nous rend indépendants des besoins du corps : Non in solo pane vivit homo.

2)- L’orgueil et la vaine gloire, par l’humilité et une soumission entière à la conduite de la divine Providence à notre égard : Non tentabis Dominum Deum tuum.

3)- L’ambition et la cupidité, par un entier abandon de nous-même à la volonté de Dieu et à sa plus grande Gloire : Dominum Deum tuum adorabis, et illi soli servies.

 

V)- Comment nous devons nous comporter après la tentation. Nous devons :

1)- Ne point attribuer la victoire à nos propres efforts.

2)- Remercier Dieu et lui renvoyer toute gloire.

(Dehaut, l’Évangile médité)

 

Méditations sur la tentation au désert – APRÈS son baptême dans le Jourdain, Notre Seigneur va de nouveau faire un geste d’une grande portée. Il va s’engager dans le désert afin de se distinguer par une plus grande sainteté. Il va affronter les peines de la vie, la pire de la condition humaine, c’est-à-dire la tentation démoniaque. Lire la suite…

 

Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !

Vous serez heureux non en ce monde mais en l’autre… Faites Pénitence!

 » Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !
Je ne vous promets pas de vous rendre heureux en ce monde, mais en l’autre.  »
(Notre-Dame de Lourdes à Bernadette)

Albino Luciani (Jean-Paul Ier) donnant la communion devant la grotte de Lourdes. Faites Pénitence!

Albino Luciani (Jean-Paul Ier) donnant la communion devant la grotte de Lourdes.

Le miracle toutefois, puisqu’il n’est qu’un signe, est ordonné à une fin supérieure. Les miracles de Lourdes opérés par l’intercession de la Très sainte Vierge sont donc destinés à nous rappeler des enseignements religieux d’une importance qu’on peut dire infinie et que nous sommes, hélas ! constamment enclins à oublier.

Le premier de ces enseignements, donné dans l’Évangile par le Précurseur qui préparait les voies au Seigneur, n’a certes pas été ignoré. « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! »

« En ces jours-là arrive Jean le Baptiste, prêchant dans le désert de Judée et disant : « Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche. »

C’est bien lui dont a parlé Isaïe le prophète :  « Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » (Mt 3, 1-3)

Dès notre plus tendre enfance nous avons entendu des prédicateurs traitant de Notre-Dame de Lourdes et rappelant les paroles de la Vierge qu’ils commentaient avec éloquence et même avec véhémence :

« Je ne vous promets pas de vous rendre heureux en ce monde, mais en l’autre. »

C’est bien là en effet, l’une des vérités primordiales du message de Notre-Dame de Lourdes. Ne pas chercher son bonheur en ce monde, mais en l’autre : telle est la maxime qui devrait régler toutes les actions de notre journée. Il n’était pas inutile que la Sainte Vierge, en 1858, le rappelât.

Des philosophes plus anti-chrétiens que jamais n’allaient pas tarder de paraître, et ils enseigneraient aux hommes, d’une manière à la fois spécieuse et violente, d’être fidèles à la terre, de rechercher avant tout exclusivement ici-bas la grande santé, la domination, la volonté de puissance. Ils affirmeraient que placer la fin et l’objet de la vie au-delà de l’espace et du temps, hors des limites de la vie terrestre, est une illusion mensongère, bonne tout au plus pour les faibles et les vaincus. Ce serait là, selon ces maîtres qui ne craindraient pas de s’appeler des Antéchrists, le premier principe de la morale des esclaves, du renversement de toutes les valeurs.

Pour nous prémunir contre le prestige de ces génies mauvais, de ces voix qui proviennent des profondeurs de la terre, la Vierge Immaculée écrasant sous son talon la tête du serpent nous rappelle par la voix d’une enfant ignorante mais pure : Suivez les enseignements de l’Évangile, et vous serez heureux, non en ce monde, mais en l’autre.

Sainte Bernadette - La statue de la Saint Vierge dans la grotte ou apparut la Mère de Dieu. Faites pénitence!

Sainte Bernadette – La statue de la Sainte Vierge dans la grotte où apparut la Mère de Dieu.

Le 24 octobre 1865, Bernadette transcrivit pour le Père Cros, au verso d’une image de saint Jean Berchmans les paroles que lui avait adressées la Sainte Vierge  :

– Voulez-vous me faire le plaisir de venir pendant quinze jours  ?

– Vous irez dire aux prêtres de faire bâtir une chapelle.

– Allez boire à la fontaine et vous y laver.

– Vous prierez Dieu pour les pécheurs.

– Je suis l’Immaculée Conception.

– Allez manger cette herbe que vous trouverez là.

– Je ne vous promets pas de vous faire heureuse en ce monde, mais dans l’autre.

Les apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes : Lire l’article

Fresque allégorique de Prunecken

CROQUIS D’UNE FRESQUE ALLÉGORIQUE à Prunecken (Tyrol), début du XVIème siècle.

On voit dans un vieux bâtiment de Prunecken, dans le Tyrol, une fresque naïve qui paraît remonter aux premières années du XVIème siècle. Ce n’est plus seulement un crucifix symbolique, c’est plutôt un tableau allégorique, représentant, d’une manière sensible, les effets salutaires de la Rédemption, et les fruits de vie produits par l’arbre de la Croix.

Au centre de la fresque, le Sauveur cloué à l’instrument de son supplice; aux quatre extrémités de la croix, quatre mains tournées vers quatre groupes de personnages. Le groupe de droite représente la chute originelle et ses suites désastreuses. Ève revêtue d’une tunique de peau ; derrière elle, le serpent, auteur de sa désobéissance, et la mort prix de sa désobéissance. En avant, une femme, les yeux bandés, à l’étendard brisé ; c’est la Synagogue, la Synagogue vaincue, anéantie par la Passion de Jésus-Christ. Voyez plutôt cette main qui, partant de la croix, la frappe d’une épée meurtrière. A gauche l’Eglise, qui prend naissance, au jour où la Synagogue expire ; à ses pieds les symboles des quatre évangélistes ; dans sa main une coupe où elle reçoit le sang du Sauveur; sur son front une couronne que soutient une main, issue
de la Croix. Derrière l’Eglise, la Vierge Marie, la seconde Eve, la Corédemptrice du genre humain, et derrière Marie, suspendu sans vie à la branche d’un arbre, le serpent dont elle a brisé la tête de son pied virginal.

Au bas du tableau, un bras vigoureux partant de la croix brandit un marteau ; ce marteau brise les portes des limbes où les justes attendaient la Rédemption promise.

Au sommet de la croix une main tient une clef qui ouvre la porte du Ciel.

Cette naïve peinture n’était-elle pas pour les bons Tyroliens de Prunecken le cours de théologie le plus clair et le plus démonstratif sur la Passion et les fruits de la Passion ?

Comme on comprend, en présence de cette fresque, la vérité de cette parole de saint Cyrille : « Ce que touche notre main est une figure des choses intellectuelles, et les exemples empruntés à l’ordre matériel fournissent une démonstration très évidente des choses spirituelles, accuratissimam spiritualium demonstrationem.

Croquis d'une fresque allegorique de Prunecken (Tyrol) XVIème siècle

Croquis d’une fresque allegorique de Prunecken (Tyrol) XVIème siècle

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Les anges, la création de l’homme, le péché originel

Les Anges sont de purs esprits que Dieu a créés pour sa gloire et pour son service.

L’homme est une créature raisonnable, composée d’une âme et d’un corps.
L’âme est un esprit créé à l’image de Dieu et pour être unie à un corps, et qui ne périra jamais; c’est pourquoi elle est immortelle. L’âme est immortelle parce que l’âme est un esprit et que les esprits ne meurent pas.

Dieu créa nos premiers parents Adam et Ève dans un état de grâce et de bonheur dans le Paradis terrestre. Par leur désobéissance, nos premiers parents perdirent la vie surnaturelle et le droit au bonheur du ciel. Ils perdirent en même temps toutes les faveurs extraordinaires que Dieu leur avait accordées. Le péché d’Adam communiqué à ses descendants et que nous apportons tous en naissant s’appelle le péché originel.

La Sainte Vierge a été préservée du péché originel, par le privilège de son Immaculée Conception.

 

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Un petit Enfant nous est né

Le temps de Noël

Entrons donc, chrétiens, dans cette vue de l’Église, et associons-nous à sa joie.Ce n’est plus maintenant comme pendant l’Avent, le temps de la tristesse et du deuil.

Jésus Marie Joseph Priez pour nous!

Un petit enfant nous est né (Is. IX, 6). Celui que nous attendions depuis si longtemps, dans les soupirs et les larmes, car sans lui nous ne pouvions espérer de salut, il est venu enfin!
Il est venu pour habiter parmi nous, pour guérir tous nos maux, pour nous enrichir de ses biens et se donner lui-même à nous.

Que notre joie soit donc aussi pleine qu’a été pénible l’attente.

Assez tôt viendra le jour où ce doux et aimable Enfant qui naît aujourd’hui, devenu homme, sera livré à toutes les douleurs: nous lui compatirons alors.

Présentement, réjouissons-nous de sa venue, adorons-le avec Marie et Joseph, chantons auprès de son berceau avec les anges, contemplons avec les bergers ses amabilités infinies, et avec les mages, offrons-lui l’or de nos bonnes oeuvres.

Ces quarante jours passeront vite. Acceptons à coeur ouvert cette joie que les anges apportent du Ciel à la terre.

Mais souvenons-nous qu’elle n’est apportée qu’aux hommes de bonne volonté. Cette joie est donc tout spécialement le partage des chrétiens fidèles. Quant aux pécheurs, ils peuvent aussi y avoir part; mais c’est à la condition qu’ils renonceront résolument à leur vie passée et qu’ils embrasseront une toute opposée. Car si la paix est promise aux hommes de bonne volonté, par contre il est écrit qu’il n’y aura pas de paix pour l’impie (Is. XLVIII, 22).

(Somme du prédicateur – P Grenet – Le temps de Noël – tome premier – p340)

 

 

Minuit chrétiens

Minuit ! Chrétiens, c’est l’heure solennelle
Où l’homme Dieu descendit jusqu’à nous,
Pour effacer la tache originelle
Et de son père arrêter le courroux :
Le monde entier tressaille d’espérance
A cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple, à genoux ! Attends ta délivrance,
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !

De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l’enfant.
Comme autrefois, une étoile brillante
Y conduisit les chefs de l’Orient.
Le Roi des Rois naît dans une humble crèche,
Puissants du jour fiers de votre grandeur,
A votre orgueil c’est de là qu’un Dieu prêche,
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !

Le Rédempteur a brisé toute entrave,
La terre est libre et le ciel est ouvert
Il voit un frère où n’était qu’un esclave
L’amour unit ceux qu’enchaînait le fer,
Qui lui dira notre reconnaissance ?
C’est pour nous tous qu’il naît, qu’il souffre et meurt :
Peuple, debout ! Chante ta délivrance,
Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !

Un petit enfant nous est né!

La Nativité du Sauveur

Un petit enfant nous est né…

Un petit enfant nous est né… Il sera appelé Admirable.

ENFANT JÉSUS

Mon enfant, donne-moi ton coeur.
Ô mon divin Rédempteur, plus vous vous êtes abaissé, en vous faisant homme et en naissant enfant comme nous, plus vous avez fait éclater la grandeur de votre amour envers nous afin de vous attacher nos coeurs. (Saint Alphonse)

 

Avec Marie immaculée, attendre Noël dans la joie

Dans l’Ancien Testament, les prophètes et les sages avaient entrevu ce que serait la merveille de l’Évangile. Plus qu’aucun être, la Vierge Marie avait, peinte sur la toile d’attente de son esprit, avant même de le porter dans ses entrailles par sa maternité, la figure, l’image du Dieu Tout-Puissant, le Fils de Dieu bien-aimé. Elle pourrait lui donner un corps, après avoir si bien conçu en son esprit ce qu’Il serait dans sa nature intime. La Vierge Marie, ainsi, portait en son sein, mais aussi en son âme, la merveilleuse gloire et beauté de Jésus enfant.

Noël, c’est l’annonce du Ciel. Noël, c’est l’annonce de la bonne nouvelle éternelle. Noël, c’est comme le pressentiment de notre salut. Quand nous voyons les enfants si souriants, si pleins d’admiration et de joie, avec leurs parents, devant la crèche, les yeux comme éblouis par le spectacle de cette tendresse divine de Jésus pour les hommes, nous comprenons bien que, dans l’âme de nos enfants, il y a une joie qui n’est pas encore entamée ni blessée par les duretés de la vie. Cette joie de nos enfants, c’est l’annonce de notre propre joie à tous dans le Ciel  ! (Georges de Nantes)

cf « Avec Marie immaculée, attendre Noël dans la joie » (Abbé Georges de Nantes – Extraits du sermon du 23 décembre 1979)

 

 Le cardinal Luciani (futur Pape Jean-Paul Ier) arriva à Fatima le dimanche 10 juillet 1977 pour présider la concélébration solennelle, sur l’immense esplanade, où la statue de la Sainte Vierge fut portée en procession sur son coussin de fleurs, précédée du cortège des diacres, des prêtres et des évêques. (…) Dans son homélie, le cardinal rappela les principaux faits dont on célébrait le soixantième anniversaire, et en appliqua les leçons à l’actualité pleine de menaces  : «  (…) Frères et sœurs, des nuages noirs de tempête passent au-dessus de l’humanité. Notre cœur est troublé. La Sainte Vierge a dit cependant aux enfants de Fatima, lors de l’apparition du 13 juillet  : “ À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde une période de paix. ” Que Notre-Dame de Fatima, par la grâce et la miséricorde de Dieu, et par les mérites de son Fils Jésus, nous obtienne le pardon et nous préserve des horreurs de nouvelles et terribles guerres. 

Victime d’Holocauste à l’Amour Miséricordieux

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873 – 1897)

Offrande de moi-même comme Victime d’Holocauste à l’Amour Miséricordieux du Bon Dieu

O mon Dieu! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Eglise en sauvant les âmes qui sont sur la terre et (en) délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, (Jn 14,2) en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu! d’être vous-même ma Sainteté .(Jn 3,16)

Puisque vous m’avez aimée jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Coeur brûlant d’Amour .

Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité! L’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son divin Fils, mon Epoux Bien-Aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit: « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera! » (He 5,7 Jn 16,23) Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs; je le sais, ô mon Dieu! (plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon coeur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie……
Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même….

Je vous remercie, ô mon Dieu! de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai (Sg 3,5-6 Mt 24,30) au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion… (Jn 20,27 Ga 6,17)

Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Coeur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.
Au soir de cette vie je paraîtrai devant vous les mains vides car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes oeuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. (Is 64,6) Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé!……
A vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous… (Ps 90,4)

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte Face

Notre Seigneur et Sainte Thérèse morts par amour l’un pour l’autre.


Afin de vivre dans un acte de parfait Amour je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, (Jn 7,38) laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu!…

Que ce martyre après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour…
Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon coeur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Eternel!… (Ct 4,6 1Co 3,12)

Marie, Françoise, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

 

 

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