Bulle « Ineffabilis Deus » Pie IX 1854

CONSTITUTION APOSTOLIQUE « INEFFABILIS DEUS »

du Bienheureux Pape Pie IX
pour la définition et la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception
le 8 décembre 1854

Ave Maria gratia plena

L’IMMACULÉE CONCEPTION

Le Bienheureux Pape Pie IX

Le Bienheureux Pape Pie IX

1. Exposé du sentiment de l’Eglise

Dieu ineffable, dont les voies sont miséricorde et vérité, dont la volonté est toute-puissante, dont la sagesse atteint d’une extrémité jusqu’à l’autre avec une force souveraine et dispose tout avec une merveilleuse douceur, avait prévu de toute éternité la déplorable ruine en laquelle la transgression d’Adam devait entraîner tout le genre humain ; et dans les profonds secrets d’un dessein caché à tous les siècles, il avait résolu d’accomplir, dans un mystère encore plus profond, par l’incarnation du Verbe, le premier ouvrage de sa bonté, afin que l’homme, qui avait été poussé au péché par la malice et la ruse du démon, ne pérît pas, contrairement au dessein miséricordieux de son Créateur, et que la chute de notre nature, dans le premier Adam, fût réparée avec avantage dans le second. Il destina donc, dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s’étant incarné, il naîtrait, dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit, il lui marqua sa place dans l’ordre de ses desseins; il l’aima par-dessus toutes les créatures, d’un tel amour de prédilection, qu’il mit en elle, d’une manière singulière, toutes ses plus grandes complaisances. C’est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la combla, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l’abondance de toutes les grâces célestes, et l’enrichit avec une profusion merveilleuse, afin qu’elle fût toujours sans aucune tache, entièrement exempte de l’esclavage du péché, toute belle, toute parfaite et dans une telle plénitude d’innocence et de sainteté qu’on ne peut, au-dessous de Dieu, en concevoir une plus grande, et que nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur.

2. Raison suprême de ce privilège : la maternité divine.

Et certes, il convenait bien qu’il en fût ainsi, il convenait qu’elle resplendît toujours de l’éclat de la
sainteté la plus parfaite, qu’elle fût entièrement préservée, même de la tache du péché originel, et qu’elle remportât ainsi le plus complet triomphe sur l’ancien serpent, cette Mère si vénérable, elle à qui Dieu le Père avait résolu de donner son Fils unique, Celui qu’il engendre de son propre sein, qui lui est égal en toutes choses et qu’il aime comme lui-même, et de le lui donner de telle manière qu’il fût naturellement un même unique et commun Fils de Dieu et de la Vierge ; elle que le Fils de Dieu lui-même avait choisie pour en faire substantiellement sa Mère ; elle enfin, dans le sein de laquelle le Saint-Esprit avait voulu que, par son opération divine, fût conçu et naquît Celui dont il procède lui-même.

3. Son degré de certitude : c’est une vérité révélée.

Cette innocence originelle de l’auguste Vierge, si parfaitement en rapport avec son admirable sainteté et avec sa dignité suréminente de Mère de Dieu, l’Eglise catholique qui, toujours enseignée par l’Esprit-Saint, est la colonne et le fondement de la vérité, l’a toujours possédée comme une doctrine reçue de Dieu même et renfermée dans le dépôt de la révélation céleste. Aussi, par l’exposition de toutes les preuves qui la démontrent, comme par les faits les plus illustres, elle n’a jamais cessé de la développer, de la proposer, de la favoriser chaque jour davantage. C’est cette doctrine, déjà si florissante dès les temps les plus anciens, et si profondément enracinée dans l’esprit des fidèles, et propagée d’une manière si merveilleuse dans tout le monde catholique par les soins et le zèle des saints évêques, sur laquelle l’Eglise elle-même a manifesté son sentiment d’une manière si significative, lorsqu’elle n’a point hésité à proposer au culte et à la vénération publique des fidèles la Conception de la Vierge . Par ce fait éclatant, elle montrait bien que la Conception de la Vierge devait être honorée comme une Conception admirable, singulièrement privilégiée, différente de celle des autres hommes, tout à fait à part et tout à fait sainte puisque l’Eglise ne célèbre de fêtes qu’en l’honneur de ce qui est saint. C’est pour la même raison, qu’empruntant les termes mêmes dans lesquels les divines Ecritures parlent de la Sagesse incréée et représentent son origine éternelle, elle a continué de les employer dans les offices ecclésiastiques et dans la liturgie sacrée, et de les appliquer aux commencements mêmes de la Vierge ; commencements mystérieux, que Dieu avait prévus et arrêtés dans un seul et même décret, avec l’Incarnation de la Sagesse divine.

Démonstration de la révélation de l’Immaculée Conception

1e partie : l’enseignement ordinaire de l’Église.

Mais encore que toutes ces choses connues, pratiquées en tous lieux par les fidèles, témoignent assez quel zèle l’Église romaine, qui est la Mère et la Maîtresse de toutes les Églises, a montré pour cette doctrine de l’Immaculée Conception de la Vierge ; toutefois, il est digne et très convenable de rappeler en détail les grands actes de cette Église, à cause de la prééminence et de l’autorité souveraine dont elle jouit justement, et parce qu’elle est le centre de la vérité et de l’unité catholique, et celle en qui seule a été garanti inviolable le dépôt de la religion, et celle dont il faut que toutes les autres Églises reçoivent la tradition de la foi. Or, cette sainte Église romaine n’a rien eu de plus à cœur que de professer, de soutenir, de propager et de défendre, par tous les moyens les plus persuasifs, le culte et la doctrine de l’Immaculée Conception : c’est ce que prouvent et attestent de la manière la plus évidente et la plus claire tant d’actes importants des Pontifes romains, Nos prédécesseurs, auxquels, dans la personne du Prince des apôtres, Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même a divinement confié la charge et la puissance suprême de paître les agneaux et les brebis, de confirmer leurs frères, de régir et de gouverner l’Église universelle.

1. Son enseignement sur le culte.

Nos prédécesseurs, en effet, se sont fait une gloire d’instituer de leur autorité apostolique la fête de la Conception dans l’Église romaine, et d’en relever l’importance et la dignité par un office propre et par une messe propre où la prérogative de la Vierge et son exemption de la tache héréditaire étaient affirmées avec une clarté manifeste. Quant au culte déjà institué, ils faisaient tous leurs efforts pour le répandre et le propager, soit en accordant des indulgences, soit en concédant aux villes, aux provinces, aux royaumes, la faculté de se choisir pour protectrice la Mère de Dieu, sous le titre de l’Immaculée Conception ; soit en approuvant les Confréries, les Congrégations et les Instituts religieux établis en l’honneur de l’Immaculée Conception ; soit en décernant des louanges à la piété de ceux qui auraient élevé, sous le titre de l’Immaculée Conception, des monastères, des hospices, des autels, des temples, ou qui s’engageraient par le lien sacré du serment à soutenir avec énergie la doctrine de la Conception Immaculée de la Mère de Dieu. En outre, ils ont, avec la plus grande joie, ordonné que la fête de la Conception serait célébrée dans toute l’Église avec la même solennité que la fête de la Nativité ; de plus, que cette même fête de la Conception serait faite par l’Église universelle, avec une octave, et religieusement observée par tous les fidèles comme une fête de précepte, et que chaque année une chapelle pontificale serait tenue, dans notre basilique patriarcale libérienne, le jour consacré à la Conception de la Vierge.

Enfin, désirant fortifier chaque jour davantage cette doctrine de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu dans l’esprit des fidèles, et exciter leur piété et leur zèle pour le culte et la vénération de la Vierge conçue sans la tache originelle, ils ont accordé, avec empressement et avec joie, la faculté de proclamer la Conception Immaculée de la Vierge dans les litanies dites de Lorette, et dans la Préface même de la messe, afin que la règle de la prière servit ainsi à établir la règle de la croyance. Nous-même, suivant les traces de Nos glorieux prédécesseurs, non seulement Nous avons approuvé et reçu ce qu’ils avaient établi avec tant de piété et de sagesse, mais, Nous rappelant l’institution de Sixte IV, Nous avons confirmé par Notre autorité l’office propre de l’Immaculée Conception, et Nous en avons, avec une grande joie, accordé l’usage à toute l’Église.

2. Son enseignement sur la doctrine.

a) L’enseignement lui-même.

Mais comme les choses du culte sont étroitement liées avec son objet, et que l’un ne peut avoir de consistance et de durée si l’autre est vague et mal défini, pour cette raison, les Pontifes romains Nos Prédécesseurs, en même temps qu’ils faisaient tous leurs efforts pour accroître le culte de la Conception, se sont attachés, avec le plus grand soin, à en
faire connaître l’objet et à en bien inculquer et préciser la doctrine. Ils ont, en effet, enseigné clairement et manifestement que c’était la Conception de la Vierge dont on célébrait la fête, et ils ont proscrit comme fausse et tout à fait éloignée de la pensée de l’Église, l’opinion de ceux qui croyaient et qui affirmaient que ce n’était pas la Conception,
mais la Sanctification de la Sainte Vierge que l’Église honorait. Ils n’ont pas cru devoir garder plus de ménagements avec ceux qui, pour ébranler la doctrine de l’Immaculée Conception de la Vierge, imaginaient une distinction entre le premier et le second instant de la Conception, prétendaient qu’à la vérité c’était bien la Conception qu’on célébrait,
mais pas le premier moment de la Conception. Nos Prédécesseurs, en effet, ont cru qu’il était de leur devoir de soutenir et défendre de toutes leurs forces, tant la fête de la Conception de la Vierge bienheureuse, que le premier instant de sa Conception comme étant le véritable objet de ce culte. De là ces paroles d’une autorité tout à fait décisive, par lesquelles Alexandre VII, l’un de Nos Prédécesseurs, a déclaré la véritable pensée de l’Église : « C’est assurément, dit-il, une ancienne croyance que celle des pieux fidèles qui pensent que l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, dans le premier instant où elle a été créée et unie à son corps, a été, par un privilège et une grâce spéciale de Dieu, préservée et mise à l’abri de la tache du péché originel, et qui, dans ce sentiment, honorent et célèbrent solennellement la fête de sa Conception. »

b) Sa défense contre les adversaires.

Mais surtout Nos Prédécesseurs ont toujours, et par un dessein suivi, travaillé avec zèle et de toutes leurs forces à soutenir, à défendre et à maintenir la doctrine de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu. En effet, non seulement ils n’ont jamais souffert que cette doctrine fût l’objet d’un blâme ou d’une censure quelconque ; mais ils sont allés beaucoup plus loin. Par des déclarations positives et réitérées, ils ont enseigné que la doctrine par laquelle nous professons la Conception Immaculée de la Vierge était tout à fait d’accord avec le culte de l’Église, et qu’on la considérait à bon droit comme telle ; que c’était l’ancienne doctrine, presque universelle et si considérable, que l’Église romaine s’était chargée elle-même de la favoriser et de la défendre ; enfin, qu’elle était tout à fait digne d’avoir place dans la liturgie sacrée et dans les prières les plus solennelles. Non contents de cela, afin que la doctrine de la Conception Immaculée de la Vierge demeurât à l’abri de toute atteinte, ils ont sévèrement interdit de soutenir publiquement ou en particulier l’opinion contraire à cette doctrine, et ils ont voulu que, frappée pour ainsi dire de tant de
coups, elle succombât pour ne plus se relever. Enfin, pour que ces déclarations répétées et positives ne fussent pas vaines, ils y ont ajouté une sanction.

c) Quelques témoignages : Alexandre VII.

C’est ce qu’on peut voir dans ces paroles de Notre prédécesseur Alexandre VII: « Nous, dit ce Pontife, considérant que la Sainte Église romaine célèbre solennellement la fête de la Conception de Marie sans tache et toujours Vierge, et qu’elle a depuis longtemps établi un office propre et spécial pour cette fête, selon la pieuse, dévote et louable disposition de Sixte IV, Notre Prédécesseur, voulant à Notre tour, à l’exemple des Pontifes romains, Nos Prédécesseurs, favoriser cette pieuse et louable dévotion, ainsi que la fête et le culte qui en est l’expression, lequel culte n’a jamais changé dans l’Église romaine depuis qu’il a été institué ; et voulant aussi protéger cette pieuse dévotion, qui consiste à honorer par un culte public la Bienheureuse Vierge, comme ayant été, par la grâce prévenante du Saint-Esprit, préservée du péché originel ; désirant enfin conserver dans le troupeau de Jésus-Christ l’unité d’esprit dans le lien de la paix, apaiser les dissensions et ôter toute cause de scandale : sur les instances et les prières des susdits évêques et des chapitres de leurs églises, du roi Philippe et de ses royaumes, Nous renouvelons les Constitutions et Décrets que les Pontifes romains, Nos Prédécesseurs, et spécialement Sixte IV, Paul V et Grégoire XV, ont publiés en faveur du sentiment qui affirme que l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, dans sa création et au moment de son union avec le corps, a été dotée de la grâce du Saint-Esprit et préservée du péché originel, et aussi en faveur de la Conception de la même Vierge Mère de Dieu, lesquels sont établis et pratiqués, comme il est dit plus haut, en conformité de ce pieux sentiment ; et Nous commandons que l’on garde les dites Constitutions sous les mêmes censures et peines qui y sont portées. »

De plus, tous et chacun de ceux qui continueront à interpréter les dites Constitutions ou Décrets de manière à rendre illusoire la faveur qu’ils accordent au susdit sentiment, ainsi qu’à la fête et au culte établis en conséquence, ou qui oseront renouveler les disputes sur ce sentiment, cette fête et ce culte, de quelque manière que ce soit, directement ou indirectement, et aussi sous quelque prétexte que ce puisse être, même sous celui d’examiner s’il peut y avoir lieu à une définition sur ce sujet, ou sous le prétexte de faire des gloses ou des interprétations sur la Sainte Écriture, les saints Pères ou les Docteurs ; ou qui oseront enfin, sous quelque autre prétexte et à quelque occasion que ce soit, de vive voix ou par écrit, parler, prêcher, disserter, disputer, soit en affirmant et décidant quelque chose à l’encontre, soit en élevant des objections et les laissant sans réponse, soit en employant enfin quelque autre forme ou moyen de discussion que Nous ne pouvons pas ici prévoir ; outre les peines et les censures contenues dans les Constitutions de Sixte IV et auxquelles Nous voulons les soumettre et les soumettons en effet par ces présentes ; Nous voulons de plus que par le fait même, et sans autre déclaration, ils soient privés de la faculté de prêcher, faire des leçons publiques, enseigner et interpréter et de toutes voies active et passive dans quelque élection que ce soit, et en outre que toujours par le seul fait, et sans autre déclaration préalable, ils soient frappés d’une perpétuelle inhabilité à prêcher, faire des leçons publiques, enseigner et interpréter, desquelles peines Nous Nous réservons à Nous seul, et aux Pontifes romains Nos Successeurs, le droit d’absoudre et de dispenser, sans préjudice des autres peines qui pourraient Nous paraître, à Nous et aux Pontifes romains, Nos Successeurs, devoir leur être infligées, et auxquelles ils seront soumis, comme Nous les y soumettons par la présente Constitution, renouvelant les Constitutions et Décrets de Paul V et de Grégoire XV, rappelés plus haut. »

Quant aux livres dans lesquels le susdit sentiment ou la légitimité de la fête et du culte établis en conséquence sont révoqués en doute, et dans lesquels est écrit ou se lit quelque chose à l’encontre, comme il a été dit plus haut, ou qui contiennent des dires, discours, traités et disputes contre les sentiments, fêtes et cultes susdits, soit que ces livres aient été publiés après le décret précité de Paul V ou qu’ils voient le jour à l’avenir de quelque manière que ce soit, Nous les défendons sous les peines et les censures contenues dans l’Index des livres prohibés, voulant et ordonnant que, par le seul fait et sans autre déclaration, ils soient tenus pour expressément défendus. »

Ordres religieux, Universités, évêques…

Au reste, tout le monde sait avec quel zèle cette doctrine de l’Immaculée Conception de la Vierge, Mère de Dieu, a été enseignée, soutenue, défendue par les Ordres religieux les plus recommandables, par les Facultés de théologie les plus célèbres et par les docteurs les plus versés dans la science des choses divines. Tout le monde sait également combien les évêques ont montré de sollicitude pour soutenir hautement et publiquement, même dans les assemblées ecclésiastiques, que la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, en prévision des mérites de Jésus-Christ, Notre-Seigneur et Rédempteur, n’avait jamais été soumise au péché originel ; mais qu’elle avait été entièrement préservée de la tache d’origine, et par conséquent rachetée d’une manière plus sublime.

Concile de Trente.

A tout cela, il faut ajouter une chose qui est assurément d’un grand poids et de la plus haute autorité, c’est que le Concile de Trente lui-même, en publiant son décret dogmatique sur le péché originel, dans lequel, d’après les témoignages des Saintes Écritures, des saints Pères et des Conciles les plus autorisés, il est établi et défini que tous les hommes naissent atteints du péché originel, le saint Concile déclare pourtant d’une manière solennelle que, malgré l’étendue d’une définition si générale, il n’avait pas l’intention de comprendre dans ce décret la Bienheureuse et Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu. Par cette déclaration, les Pères du Concile de Trente ont fait suffisamment entendre, eu égard aux circonstances et aux temps, que la Bienheureuse Vierge avait été exempte de la tache originelle, et ils ont très clairement démontré qu’on ne pouvait alléguer avec raison, ni dans les divines Écritures, ni dans la Tradition, ni dans l’autorité des Pères, rien qui fût, de quelque manière que ce soit, en contradiction avec cette grande prérogative de la Vierge.

2e partie – la tradition des Anciens et des Pères.

(Remarque préliminaire : l’Église et la Tradition.)

C’est qu’en effet cette doctrine de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge a toujours existé dans l’Église ; l’Église, par la très grave autorité de son sentiment, par son enseignement, par son zèle, sa science et son admirable sagesse, l’a de plus en plus mise en lumière, déclarée, confirmée et propagée d’une manière merveilleuse chez tous les peuples et chez toutes les nations du monde catholique ; mais, de tout temps, elle l’a possédée comme une doctrine reçue des Anciens et des Pères, et revêtue des caractères d’une doctrine révélée. Les plus illustres monuments de l’Église d’Orient et de l’Église d’Occident, les plus vénérables par leur antiquité, en sont le témoignage irrécusable. Toujours attentive à garder et à défendre les dogmes dont elle a reçu le dépôt, l’Église de Jésus-Christ n’y change jamais rien, n’en retranche jamais rien, n’y ajoute jamais rien; mais portant un regard fidèle, discret et sage sur les enseignements anciens, elle recueille tout ce que l’antiquité y a mis, tout ce que la foi des Pères y a semé. Elle
s’applique à le polir, à en perfectionner la formule de manière que ces anciens dogmes de la céleste doctrine reçoivent l’évidence, la lumière, la distinction, tout en gardant leur plénitude, leur intégrité, leur caractère propre, en un mot, de façon qu’ils se développent sans changer de nature, et qu’ils demeurent toujours dans la même vérité, dans le même
sens, dans la même pensée.

1. L’interprétation du protévangile.

Or, les Pères et les écrivains ecclésiastiques, nourris des paroles célestes, n’ont rien eu plus à cœur, dans les livres qu’ils ont écrits pour expliquer l’Écriture, pour défendre les dogmes et instruire les fidèles, que de louer et d’exalter à l’envi, de mille manières et dans les termes les plus magnifiques, la parfaite sainteté de Marie, son excellente dignité, sa préservation de toute tache du péché et sa glorieuse victoire sur le cruel ennemi du genre humain. C’est ce qu’ils ont fait en expliquant les paroles par lesquelles Dieu, annonçant dès les premiers jours du monde les remèdes préparés par sa miséricorde pour la régénération et le salut des hommes, confondit l’audace du serpent trompeur, et releva d’une façon si consolante l’espérance de notre race. Ils ont enseigné que par ce divin
oracle : « Je mettrai l’inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et la sienne.» (Gen. III, 15.) Dieu avait clairement et ouvertement montré à l’avance le miséricordieux Rédempteur du genre humain, son Fils unique, Jésus-Christ, désigné sa bienheureuse Mère, la Vierge Marie, et nettement exprimé l’inimitié de l’un et de l’autre contre le démon. En sorte que, comme le Christ, médiateur entre Dieu et les hommes, détruisit, en prenant la nature humaine, l’arrêt de condamnation qui était contre nous et l’attacha triomphalement à la croix ; ainsi la Très Sainte Vierge, unie étroitement, unie inséparablement avec lui, fut, par lui et avec lui, l’éternelle ennemie du serpent venimeux, le vainquit, le terrassa sous son pied virginal et sans tache, et lui brisa la tête.

2. L’application des figures bibliques.

Cette éclatante et incomparable victoire de la Vierge, cette innocence, cette pureté, cette sainteté par excellence, cette exemption de tout péché, cette grandeur et cette ineffable abondance de toutes les grâces, de toutes les vertus, de tous les privilèges dont elle fut comblée, les mêmes Pères les ont vus, soit dans cette arche de Noé qui seule, divinement édifiée, a complètement échappé au commun naufrage du monde entier (Gn VI-IX) ; soit dans l’échelle que contempla Jacob, dans cette échelle qui s’éleva de la terre jusqu’au ciel, dont les anges de Dieu montaient et descendaient les degrés, et sur le sommet de laquelle s’appuyait Dieu lui-même (Gn XXVIII, 12) ; soit dans ce buisson ardent que Moïse vit brûler dans un lieu saint, et qui, loin d’être consumé par les flammes pétillantes, loin d’en éprouver même la moindre altération, n’en était que plus vert et plus florissant (Exode III, 2) ; soit dans cette tour inexpugnable à l’ennemi et de laquelle pendent mille boucliers et toute l’armure des forts (Cant. IV, 4) ; soit dans ce jardin fermé qui ne saurait être profané et qui ne craint ni les souillures, ni les embûches (Cant. IV, 12) ; soit dans cette cité de Dieu tout étincelante de clartés et dont les fondements sont assis sur les montagnes saintes (Ps 86,1); soit dans cet auguste temple de Dieu tout rayonnant des splendeurs divines et tout plein de la gloire du Seigneur (Is.VI, 1-4); soit enfin dans une foule d’autres figures de ce genre qui, suivant les Pères, ont été les emblèmes éclatants de la haute dignité de la Mère de Dieu, de sa perpétuelle innocence, et de cette sainteté qui n’a jamais souffert la plus légère atteinte.

3. L’application des paroles symboliques.

Pour décrire ce même assemblage de tous les dons célestes et cette originelle intégrité de la Vierge, de laquelle est né Jésus, les mêmes Pères, empruntant les paroles des prophètes, ont célébré cette auguste Vierge, comme la colombe pure, comme la sainte Jérusalem, comme le trône élevé de Dieu, l’arche de la sanctification et la demeure que s’est bâtie l’éternelle Sagesse ; comme la Reine qui, comblée des plus riches trésors et appuyée sur son bienaimé, est sortie de la bouche du Très-Haut, parfaite, éclatante de beauté, entièrement agréable à Dieu, sans aucune tache, sans aucune flétrissure.

4. L’interprétation de la salutation de l’archange Gabriel et d’Élisabeth.

Ce n’est pas tout, les mêmes Pères, les mêmes écrivains ecclésiastiques ont médité profondément les paroles que l’ange Gabriel adressa à la Vierge Bienheureuse lorsque, lui annonçant qu’elle aurait l’honneur insigne d’être la Mère de Dieu, il la nomma « Pleine de grâces » (Lc 1, 28), et considérant ces paroles prononcées au nom de Dieu même et par son ordre, ils ont enseigné que par cette solennelle salutation, salutation singulière et inouïe jusque-là, la Mère de Dieu nous était montrée comme le siège de toutes les grâces divines, comme ornée de toutes les faveurs de l’Esprit divin, bien plus, comme un trésor presque infini de ces mêmes faveurs, comme un abîme de grâce et un abîme sans fond, de telle sorte qu’elle n’avait jamais été soumise à la malédiction, mais avait partagé avec son Fils la perpétuelle bénédiction qu’elle avait méritée d’entendre de la bouche d’Élisabeth, inspirée par l’Esprit-Saint- : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. » (Lc 1, 42)

5. L’antithèse de la première et de la seconde l’Ève.

De là ces pensées, exprimées aussi unanimement qu’éloquemment par les mêmes Pères, que la très glorieuse Vierge, Celle en qui le Tout-Puissant a fait de grandes choses, a été comblée d’une telle effusion de tous les dons célestes, d’une telle plénitude de grâces, d’un tel éclat de sainteté, qu’elle a été comme le miracle ineffable de Dieu, ou plutôt le chef-d’œuvre de tous les miracles ; qu’elle a été la digne Mère de Dieu, qu’elle s’est approchée de Dieu même autant qu’il est permis à la nature créée, et qu’ainsi elle est au-dessus de toutes les louanges, aussi bien de celles des anges, que de celles des hommes. C’est aussi pour cela, qu’afin d’établir l’innocence et la justice originelle de la Mère de Dieu, non seulement ils l’ont très souvent comparée avec Eve encore vierge, encore innocente, encore exempte de corruption, avant qu’elle eût été trompée par le piège mortel de l’astucieux serpent, mais, avec une admirable variété de pensées et de paroles, ils la lui ont même unanimement préférée. Eve, en effet, pour avoir misérablement obéi au serpent, perdit l’innocence originelle et devint son esclave ; mais la Vierge Bienheureuse, croissant toujours dans la grâce originelle, ne prêta jamais l’oreille au serpent, et ébranla profondément sa puissance et sa force par la vertu qu’elle avait reçue de Dieu.

6. Les images ou les métaphores.

Aussi n’ont-ils jamais cessé d’appeler la Mère de Dieu, ou bien un lys parmi les épines, ou bien une terre absolument intacte, une terre vierge, dont aucune tache n’a même effleuré la surface, une terre toujours bénie, libre de toute contagion du péché, et dont a été formé le nouvel Adam ; ou bien un irréprochable, un éclatant, un délicieux paradis d’innocence et d’immortalité, planté par Dieu lui-même, et inaccessible à tous les pièges du serpent venimeux ; ou bien un bois incorruptible que le péché, ce ver rongeur, n’a jamais atteint ; ou bien une fontaine toujours limpide et scellée par la vertu du Saint-Esprit; ou bien un temple divin, un trésor d’immortalité ; ou bien la seule et unique fille non de la mort, mais de la vie, une production non de colère, mais de grâce, une plante toujours verte qui, par une providence spéciale de Dieu, et contre les lois communes, est sortie florissante d’une racine flétrie et corrompue.

7. Les affirmations propres et expresses.

Tout cela est plus clair que le jour ; cependant, comme si ce n’était point assez, les Pères ont, en propres termes et d’une manière expresse, déclaré que, lorsqu’il s’agit de péché, il ne doit pas en aucune façon être question de la Sainte Vierge Marie parce qu’elle a reçu plus de grâce, afin qu’en elle le péché fût absolument vaincu et de toutes parts. Ils ont encore professé que la Très glorieuse Vierge avait été la réparatrice de ses ancêtres et qu’elle avait l’avait prédite et annoncée quand il dit au serpent : « Il mettrai l’inimitié entre toi et la femme » (Gn III, 15), et que, sans aucun doute, elle a écrasé la tête venimeuse de ce même serpent ; et pour cette raison, ils ont affirmé que la même Vierge Bienheureuse avait été, par la grâce, exempte de toute tache du péché, libre de toute contagion et du corps, et de l’âme, et de l’intelligence ; qu’elle avait toujours conversé avec Dieu ; qu’unie avec Lui par une alliance éternelle, elle n’avait jamais été dans les ténèbres, mais toujours dans la lumière, et par conséquent qu’elle avait été une demeure tout à fait digne du Christ, non à cause de la beauté de son corps, mais à cause de sa grâce originelle.

8. Les expressions d’universelle et suréminente sainteté.

Viennent enfin les plus nobles et les plus belles expressions par lesquelles, en parlant de la Vierge, ils ont attesté que, dans sa Conception, la nature avait fait place à la grâce et s’était arrêtée tremblante devant elle, n’osant aller plus loin. Il fallait, disent-ils, avant que la Vierge Mère de Dieu fût conçue par Anne, sa mère, que la grâce eût fait son œuvre et donné son fruit ; il fallait que Celle qui devait concevoir le premier-né de toute créature fût elle-même conçue première-née. Ils ont attesté que la chair reçue d’Adam par la Vierge n’avait pas contracté les souillures d’Adam, et que pour cette raison la Vierge Bienheureuse était un tabernacle créé par Dieu lui-même, formé par le Saint-Esprit, d’un
travail aussi beau que la pourpre, et sur lequel ce nouveau Béséléel (Exode XXXI, 2) s’était plu à répandre l’or et les plus riches broderies ; qu’elle devait être célébrée comme Celle qui avait été la première œuvre propre de Dieu, comme Celle qui avait échappé aux traits de feu du malin ennemi, et qui, belle par nature, ignorant absolument toute souillure, avait paru dans le monde, par sa Conception Immaculée, comme l’éclatante aurore qui jette de tous côtés ses rayons. Il ne convenait pas, en effet, que ce vase d’élection subît le commun outrage, puisqu’il était si différent des autres, et n’avait avec eux de commun que la nature, non la faute ; bien plus, comme le Fils unique a dans le ciel un Père, que les séraphins proclament trois fois saint, il convenait absolument qu’il eût sur la terre une Mère en qui l’éclat de sa sainteté n’eût jamais été flétri. Et cette doctrine a tellement rempli l’esprit et le cœur des Anciens et des Pères que, par un langage étonnant et singulier, qui a prévalu parmi eux, ils ont très souvent appelé la Mère de Dieu Immaculée et parfaitement immaculée, innocente et très innocente, irréprochable et absolument irréprochable, sainte et tout à fait étrangère à toute souillure de péché, toute pure et toute chaste, le modèle et pour ainsi dire la forme même de la pureté et de l’innocence, plus belle et plus gracieuse que la beauté et la grâce même, plus sainte que la sainteté, seule sainte et très pure d’âme et de corps, telle enfin qu’elle a surpassé toute intégrité, toute virginité, et que seule devenue tout entière le domicile et le sanctuaire de toutes les grâces de l’Esprit-Saint, elle est, à l’exception de Dieu seul, supérieure à tous les êtres, plus belle, plus noble, plus sainte, par sa grâce native, que les chérubins eux-mêmes, que les séraphins et toute l’armée des anges, si excellente, en un mot, que pour la louer, les louanges du ciel et celles de la terre sont également impuissantes. Personne, au reste, n’ignore que tout ce langage a passé, comme de lui-même, dans les monuments de la liturgie sacrée et dans les offices de l’Église, qu’on l’y rencontre à chaque pas et qu’il y domine ; puisque la Mère de Dieu y est invoquée et louée, comme une colombe unique de pureté et de beauté ; comme une rose toujours belle, toujours fleurie, absolument pure, toujours immaculée et toujours sainte, toujours heureuse, et qu’elle y est célébrée comme  l’innocence qui n’a jamais été blessée ; enfin, comme une autre Eve, qui a enfanté l’Emmanuel.

La définition dogmatique de l’Immaculée Conception

1. pétitions anciennes et nouvelles.

Faut-il s’étonner, après cela, si une doctrine, qui, au jugement des Pères, est consignée dans les Saintes Écritures, qu’ils ont eux-mêmes transmise et attestée tant de fois et d’une manière si imposante, que tant d’illustres monuments d’une antiquité vénérable contiennent d’une manière expresse, que l’Église a proposée et confirmée par la très grave autorité de son jugement ; en un mot, si la doctrine de l’Immaculée Conception de la Vierge, Mère de Dieu, a été l’objet d’une telle piété, d’une telle vénération, d’un tel amour ; si les pasteurs de l’Église elle-même et les peuples fidèles se sont fait une telle gloire de la professer chaque jour davantage, en sorte que leur plus douce consolation, leur joie la plus chère a été d’honorer, de vénérer, d’invoquer et de proclamer partout, avec la plus tendre ferveur, la Vierge, Mère de Dieu, conçue sans la tache originelle ? Aussi, depuis les temps anciens, les évêques, les ecclésiastiques, les Ordres réguliers et même les empereurs et les rois ont instamment prié le Siège apostolique de définir comme un dogme de la foi catholique l’Immaculée Conception de la Très Sainte Mère de Dieu. De nos jours même, ces demandes ont été réitérées, et surtout elles ont été présentées à Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d’heureuse mémoire, et à Nous-même, tant par les évêques, par le clergé séculier et par le clergé régulier, que par les princes souverains et les peuples fidèles.

2. La préparation immédiate.

a) L’initiative du Pape.

Prenant donc en sérieuse considération, dans une joie profonde de Notre cœur, tous ces faits, dont nous avons une pleine connaissance ; à peine élevé sur la Chaire de Saint Pierre, malgré Notre indignité, par un secret dessein de la divine Providence, avons-Nous pris en main le gouvernail de toute l’Église, que Notre plus ardent désir a été, suivant la vénération, la piété et l’amour dont Nous sommes animé depuis Nos plus tendres années envers la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, d’achever tout ce qui pouvait être encore dans les vœux de l’Église, afin d’accroître l’honneur de la Bienheureuse Vierge et de répandre un nouvel éclat sur ses prérogatives.

b) La Congrégation cardinalice et la consulte des théologiens.

Mais voulant y apporter toute la maturité possible, Nous avons institué une Congrégation particulière, formée de cardinaux de la Sainte Église romaine, Nos Vénérables Frères, illustres par leur piété, leur sagesse et leur science des choses divines, et Nous avons choisi, tant dans le clergé séculier que dans le clergé régulier, des hommes spécialement versés dans les sciences théologiques, afin qu’ils examinassent avec le plus grand soin tout ce qui regarde l’Immaculée Conception de la Vierge et Nous fissent connaître leur propre sentiment.

c) Le Concile « par écrit ».

En outre, bien que les demandes par lesquelles on Nous sollicitait de définir enfin l’Immaculée Conception Nous eussent instruit du sentiment d’un très grand nombre d’évêques, Nous avons adressé une Encyclique, datée de Gaète, 2 février 1849, à tous nos Vénérables Frères les évêques, de tout l’univers catholique, afin qu’après avoir adressé à Dieu leurs prières, ils nous fissent connaître par écrit quelle était la dévotion et la piété de leurs fidèles envers la Conception Immaculée de la Mère de Dieu, et surtout ce qu’eux-mêmes pensaient et désiraient touchant la définition projetée afin que Nous puissions rendre Notre jugement suprême le plus solennellement possible. Certes, Notre Cœur n’a pas reçu une médiocre consolation lorsque les réponses de Nos Vénérables Frères Nous sont parvenues ; car non seulement dans ces réponses, toutes pleines d’une joie, d’une allégresse et d’un zèle admirables, ils Nous confirmaient leur propre sentiment et leur dévotion particulière, ainsi que celle de leur clergé et de leur peuple fidèle envers la Conception Immaculée de la Bienheureuse Vierge, mais ils Nous demandaient, comme d’un vœu unanime, de définir par Notre jugement et autorité suprême l’Immaculée  Conception de la Vierge. Notre joie n’a pas été moins grande lorsque Nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église romaine, membres de la Congrégation particulière dont Nous avons parlé plus haut, et les théologiens consulteurs choisis par Nous, Nous ont demandé avec le même empressement et le même zèle, après un mûr examen, cette définition de la Conception Immaculée de la Mère de Dieu.

d) Le Consistoire.

Après ces choses, suivant donc les traces illustres de Nos Prédécesseurs, et désirant procéder régulièrement et selon les formes, Nous avons convoqué et tenu un Consistoire, dans lequel, après avoir adressé une allocution à Nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église romaine, Nous les avons entendus avec la plus grande consolation Nous demander de vouloir bien prononcer la définition dogmatique de l’Immaculée Conception de la Vierge Mère de Dieu.

e) La décision.

C’est pourquoi, plein de confiance, et persuadé dans le Seigneur que le temps opportun est venu de définir l’Immaculée Conception de la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, que les paroles divines, la vénérable tradition, le sentiment constant de l’Église, l’unanime accord des évêques catholiques et des fidèles, les actes mémorables de Nos Prédécesseurs, ainsi que leurs Constitutions, ont mise dans une admirable lumière et si formellement déclarée ; après avoir mûrement pesé toutes choses, après avoir répandu devant Dieu d’assidues et de ferventes prières, Nous avons pensé qu’il ne fallait pas tarder davantage à sanctionner et définir par Notre jugement suprême l’Immaculée Conception de la Vierge, à satisfaire ainsi les si pieux désirs du monde catholique et Notre propre piété envers la Très Sainte Vierge, et en même temps à honorer de plus en plus en elle son Fils unique Notre-Seigneur Jésus-Christ, puisque tout l’honneur et toute la gloire que l’on rend à la Mère rejaillit sur le Fils.

3. La définition dogmatique.

En conséquence, après avoir offert sans relâche, dans l’humilité et le jeûne, Nos propres prières et les prières publiques de l’Église à Dieu le Père par son Fils, afin qu’il daignât, par la vertu de l’Esprit-Saint, diriger et confirmer Notre esprit ; après avoir imploré le secours de toute la cour céleste et invoqué avec gémissements l’Esprit consolateur, et ainsi, par sa divine inspiration, pour l’honneur de la Sainte et Indivisible Trinité, pour la gloire et l’ornement de la Vierge Mère de Dieu, pour l’exaltation de la foi catholique et l’accroissement de la religion chrétienne ; par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des Bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre, Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.
C’est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu’à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu’ils apprennent et qu’ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi et cessé d’être dans l’unité de l’Église ; et que, de plus, ils encourent par le fait même les peines de droit, s’ils osent exprimer ce qu’ils pensent de vive voix ou par écrit, ou de toute autre manière extérieure que ce soit.

4. Résultats espérés

a) Pour l’Église.

En vérité, Notre bouche est pleine de joie et Notre langue est dans l’allégresse ; et Nous rendons et rendrons toujours les plus humbles et les plus profondes actions de grâces à Notre-Seigneur de ce que, par une faveur singulière, il Nous a accordé, sans mérite de Notre part, d’offrir et de décerner cet honneur, cette gloire et cette louange à sa Très Sainte Mère. Nous avons la plus ferme espérance et la confiance la plus assurée que la Vierge Bienheureuse qui, toute belle et tout immaculée, a écrasé la tête venimeuse du cruel serpent et apporté le salut du monde ; qui est la louange des prophètes et des apôtres, l’honneur des martyrs, la joie et la couronne de tous les saints, le refuge le plus assuré de tous ceux qui sont en péril, le secours le plus fidèle, la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation ; la gloire la plus belle, l’ornement le plus éclatant, le plus solide appui de la sainte Église ; qui a toujours détruit toutes les hérésies, arraché les peuples et les nations fidèles à toutes les plus grandes calamités, et Nous-même délivré de tant de périls menaçants, voudra bien faire en sorte, par sa protection toute-puissante, que la Sainte Mère l’Église catholique, toutes les difficultés étant écartées, toutes les erreurs vaincues, soit de jour en jour plus forte, plus florissante chez toutes les nations et dans tous les lieux ; qu’elle règne d’une mer à l’autre et depuis les rives du fleuve jusqu’aux extrémités du monde ; qu’elle jouisse d’une paix entière, d’une parfaite tranquillité et liberté ; que les coupables obtiennent leur pardon les malades leur guérison, les faibles de cœur la force les affligés la consolation, ceux qui sont en danger le secours ; que tous ceux qui sont dans l’erreur, délivrés des ténèbres qui couvrent leur esprit, rentrent dans le chemin de la vérité et de la justice, et qu’il n’y ait plus qu’un seul bercail et qu’un seul pasteur.

b) Pour la dévotion à Marie Immaculée.

Que les enfants de l’Église catholique, Nos Fils bien-aimés, entendent nos paroles, et qu’animés chaque jour d’une piété, d’une vénération, d’un amour plus ardents, ils continuent d’honorer, d’invoquer, de prier la Bienheureuse Mère de Dieu, la Vierge Marie, conçue sans la tache originelle ; et que, dans tous leurs périls, dans leurs angoisses, dans leurs nécessités, dans leurs doutes et dans leurs craintes, ils se réfugient avec une entière confiance auprès de cette très douce Mère de miséricorde et de grâce. Car il ne faut jamais craindre, il ne faut jamais désespérer, sous la conduite, sous les auspices, sous le patronage, sous la protection de Celle qui a pour nous un cœur de Mère, et qui, traitant elle-même l’affaire de notre salut, étend sa sollicitude sur tout le genre humain ; qui, établie par le Seigneur Reine du ciel et de la terre, et élevée au-dessus de tous les chœurs des anges et de tous les rangs des saints, se tient à la droite de son Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ, intercède efficacement par toute la puissance des prières
maternelles, et trouve ce qu’elle cherche, et son intercession ne peut être sans effet.

5. Promulgation.

Enfin, pour que cette définition dogmatique par Nous prononcée touchant l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, soit portée à la connaissance de l’Église universelle, Nous avons voulu la consigner dans nos présentes Lettres apostoliques, en perpétuelle mémoire de la chose, ordonnant que les copies manuscrites qui seront faites desdites Lettres, ou même les exemplaires qui en seront imprimés, contresignés par un notaire public, et munis du sceau d’une personne constituée en dignité ecclésiastique, fassent foi auprès de tous, de la même manière absolument que le feraient les présentes Lettres elles-mêmes, si elles étaient exhibées ou produites. Qu’il ne soit donc permis à qui que ce soit de contredire, par une audacieuse témérité, ce texte écrit de Notre déclaration, décision et définition ou bien d’y porter atteinte et de s’y opposer. Que si quelqu’un avait la hardiesse de l’entreprendre, qu’il sache qu’il encourrait le courroux du Dieu Tout-Puissant et de ses apôtres Pierre et Paul. Donné à Rome, près Saint-Pierre, l’année mil huit cent cinquante quatrième de l’Incarnation de Notre Seigneur, le sixième jour avant les ides de décembre de l’an 1854, de Notre pontificat le neuvième.

PIE IX, Pape

Téléchargez le texte intégral de la Constitution apostolique « Ineffabilis Deus » (Pie IX – 1854)

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Consécration de soi-même à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, par les mains de Marie.

Ô Sagesse éternelle et incarnée, ô très aimable et adorable Jésus, vrai Dieu et homme, fils unique du Père éternel et de Marie toujours vierge, je vous adore profondément dans le sein et les splendeurs de votre Père, pendant l’éternité ; dans le sein virginal de Marie votre très digne Mère, dans le temps de votre incarnation.

Je vous rends grâces de ce que vous vous êtes anéanti vous-même en prenant la forme d’un esclave, pour me tirer du cruel esclavage du démon. Je vous loue et glorifie de ce que vous avez bien voulu vous soumettre à Marie votre sainte Mère, en toutes choses, afin de me rendre par elle votre fidèle esclave. Mais, hélas ! ingrat et infidèle que je suis, je ne vous ai pas gardé les promesses que je vous ai si solennellement faites dans mon baptême ; je n’ai point rempli mes obligations ; je ne mérite pas d’être appelé votre enfant ni votre esclave ; et comme il n’y a rien en moi qui ne mérite vos rebuts et votre colère, je n’ose plus par moi-même approcher de votre très sainte et auguste majesté. C’est pourquoi j’ai recours à l’intercession de votre très sainte Mère que vous m’avez donnée pour médiatrice auprès de vous ; et c’est par son moyen que j’espère obtenir de vous la contrition et le pardon de mes péchés, l’acquisition et la conservation de la sagesse.

Je vous salue donc, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la divinité, où la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des anges et des hommes ; je vous salue, ô reine du ciel et de la terre, à l’empire de qui est soumis tout ce qui est au-dessous de Dieu.

Je vous salue, ô refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde ne manque à personne ; exaucez les désirs que j’ai de la divine sagesse, et recevez pour cela les voeux et les offres que ma bassesse vous présente. Moi N…, pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd’hui entre vos mains les voeux de mon baptême ; je renonce pour jamais à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres, et je me donne tout entier à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n’ai été jusqu’ici.

Je vous choisis aujourd’hui en présence de toute la cour céleste pour ma Mère et Maîtresse ; je vous livre et consacre, en qualité d’esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.

Recevez, ô Vierge bénigne, cette petite offrande de mon esclavage en l’honneur et union de la soumission que la Sagesse éternelle a bien voulu avoir à votre maternité ; en hommage de la puissance que vous avez tous deux sur ce petit vermisseau et ce misérable pécheur ; en action de grâces des privilèges dont la sainte Trinité vous a favorisée. Je proteste que je veux désormais comme votre véritable esclave, chercher votre honneur et vous obéir en toutes choses.

Ô Mère admirable, présentez-moi à votre cher Fils en qualité d’esclave éternel, afin que m’ayant racheté par vous il me reçoive par vous.

Ô Mère de miséricorde, faites-moi la grâce d’obtenir la vraie sagesse de Dieu, et de me mettre pour cela au nombre de ceux que vous aimez, que vous enseignez, que vous conduisez, que vous nourrissez et protégez comme vos enfants et vos esclaves.

Ô Vierge fidèle, rendez-moi en toutes choses un si parfait disciple, imitateur, et esclave de la Sagesse incarnée, Jésus-Christ votre Fils, que j’arrive, par votre intercession, à votre exemple, à la plénitude de son âge sur la terre et de sa gloire dans les cieux. Ainsi soit-il.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort – Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

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Charles de Foucauld – note spirituelle 1897

Frère Charles de Jésus, note spirituelle de 1897

Frère Charles de Jésus, note spirituelle de 1897

« Pense que tu dois mourir martyr, dépouillé de tout, étendu à terre, nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué… Et désire que ce soit aujourd’hui… Pour que je te fasse cette grâce infinie, sois fidèle à veiller et à porter la croix. Considère que c’est à cette mort que doit aboutir toute ta vie : vois par là le peu d’importance de bien des choses. Pense souvent à cette mort pour t’y préparer et pour juger les choses à leur vraie valeur.»

(Père de Foucauld, note spirituelle de 1897)

 

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EGLISE SAINT AUGUSTIN A PARIS

Centenaire du martyre du Père Charles de Foucauld 1916-2016

Eglise Saint Augustin à Paris

Eglise Saint Augustin à Paris

C’est dans l’église Saint Augustin à Paris que le bienheureux Charles de Foucauld se convertit comme le rappelle une plaque dans la chapelle où se produisit la rencontre décisive avec le Seigneur :

ICI
Charles de FOUCAULD
s’est converti en se confessant à l’abbé Huvelin
en octobre 1886.
Devenu prêtre le 9 juin 1901,
il a célébré plusieurs fois la messe
dans cette église

ICI Charles de FOUCAULD s’est converti en se confessant à l’abbé Huvelin en octobre 1886. Devenu prêtre le 9 juin 1901, il a célébré plusieurs fois la messe dans cette église.

ICI Charles de FOUCAULD s’est converti en se confessant à l’abbé Huvelin en octobre 1886.
Devenu prêtre le 9 juin 1901, il a célébré plusieurs fois la messe dans cette église.

 

Saint Augustin (Paris) le 20 novembre 2016

Eglise Saint Augustin (Paris) le 20 novembre 2016 à l’occasion du centenaire du martyre du Père Charles de Foucauld. Petits frères et petites soeurs du Sacré Coeur en prière dans la chapelle qui vit la conversion du Père Charles de Foucauld en octobre 1886.

 

Le vicomte Charles de Foucauld avait rencontré plusieurs fois l’abbé Huvelin, vicaire de la paroisse, chez sa tante, et avait beaucoup discuté avec lui. Ce jour-là, Charles entra dans l’église pour discuter à nouveau. L’abbé refusa, et l’invita à se confesser, puis lui donna la communion. Ce fut l’instant décisif de la conversion. Le confessionnal est toujours là, précieusement conservé, et orné d’une photo du Père Huvelin.

La chapelle voisine a été transformée à l’occasion de la béatification en un espace musée simple. Des lettres et des objets personnels ont été mis en dépôt par la famille de Charles de Foucauld.

Musée Charles de Foucauld en l'église Saint Augustin à Paris

Musée Charles de Foucauld en l’église Saint Augustin à Paris

Musée Charles de Foucauld en l'église Saint Augustin à Paris

Musée Charles de Foucauld en l’église Saint Augustin à Paris

 

Au centre de la pièce, une vitrine contient la maquette du fortin où Charles de Foucauld fut assassiné.

Maquette du fortin où Charles de Foucauld fut assassiné

Maquette du fortin où Charles de Foucauld fut assassiné

Un très beau buste en terre cuite accueille le visiteur. Les grandes étapes de la vie de Charles de Foucauld sont présentées avec des textes brefs et de grandes photos.

Buste Charles de Foucauld

Buste Charles de Foucauld

Un présentoir propose les grandes lignes de la vie du bienheureux, avec un regard plus particulier sur ses séjours à Paris.

Mouchoirs du Père Charles de Foucauld, faits par lui

Mouchoirs du Père Charles de Foucauld, faits par lui

Dans une vitrine plusieurs souvenirs : une de ses premières biographies, des correspondances avec sa famille, une reproduction de ses carnets de dessins lors de l’exploration du Maroc en 1885, trois mouchoirs faits par lui.

Charles de Foucauld

Charles de Foucauld

 

Charles de Foucauld - article paru à l'occasion du cinquantenaire de son martyre

Charles de Foucauld – article paru à l’occasion du cinquantenaire de son martyre

 

Eglise Saint Augustin

Eglise Saint Augustin

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SUPPLIQUE AU PAPE FRANÇOIS

Notre Dame de Fatima Coeur Immaculé de Marie, ayez pitié de nous.

Notre Dame de Fatima
Coeur Immaculé de Marie, ayez pitié de nous, priez pour nous!

 

SUPPLIQUE AU PAPE FRANÇOIS

En la fête de saint François d’Assise, 4 octobre 2016.

Très Saint Père,

SAINT Bernardin de Sienne, ce prédicateur franciscain contemporain de notre sainte Jeanne d’Arc,
n’hésitait pas à dire que « Marie a reçu une certaine juridiction sur toutes les grâces ». De cette
Médiation universelle, il résulte que « tous les dons, vertus et grâces de l’Esprit-Saint passent par ses mains et elle les administre à son gré ».

Ainsi en va-t-il des grâces de Miséricorde qu’Elle répand sur nos âmes depuis l’avènement de Votre
Sainteté. Nous n’avons pas de peine à nous représenter cette Reine qui se tient à la droite de son Fils « en suppliante », puisqu’elle est apparue à Fatima au siècle dernier en grand chagrin, à la vue « des âmes qui tombent en enfer parce que personne ne prie pour elles », et disant que « pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie » par « la consécration » et « la conversion de la Russie ». C’est ainsi que s’accomplira le dessein divin de grâce et de miséricorde pour notre temps, objet de toutes vos pensées, et donc des nôtres, Très Saint Père. Parce que l’Église est hiérarchique, comme vous nous le rappelez souvent, Très Saint Père, non seulement par vos paroles mais par votre autorité souriante, l’accomplissement de ce grand dessein de Dieu dépend de vous et de vous seul. La somme de toutes les volontés individuelles des enfants de l’Église ne saurait remplacer l’acte d’obéissance de Votre Sainteté à Dieu. C’est pourquoi la Vierge n’a pas demandé au peuple russe de se consacrer lui-même à son Cœur Immaculé, mais elle a demandé au Pape d’ordonner aux évêques en communion avec lui de prononcer cette consécration afin d’obtenir le miracle de la conversion de ce peuple, c’est-à-dire son retour dans le giron de l’Église catholique, et de rendre ainsi manifeste la puissance d’intercession du Cœur Immaculé de Marie.

Après sa rencontre avec sœur Lucie, votre saint prédécesseur Jean-Paul  Ier avait annoncé sa ferme intention de se rendre à Fatima afin d’accomplir ce que la Vierge a demandé, comme elle l’a demandé, pour la seule raison qu’elle l’a demandé. Il y avait une condition : « Si je vis », avait-il précisé dans une mystérieuse prémonition. Dieu en a disposé autrement. Mais il est encore temps pour son successeur, Très Saint Père, de faire ce que la Vierge veut.

J’ose vous le demander, Très Saint Père, vous en supplier au nom même de vos propres inquiétudes touchant l’actualité mondiale de cette année 2016, où tant de guerres incessantes et cruelles persécutions ravagent la Chrétienté d’un bout du monde à l’autre. « Nous vivons, dites-vous, la troisième guerre mondiale par morceaux. Le monde entier est en guerre : ici et là, et partout.»

Sœur Lucie faisait déjà le même constat que vous dans les années mille neuf cent soixante-dix :
« Jetons un coup d’œil sur le monde, et que voyons-nous ? Quel tableau avons-nous sous les yeux? Des guerres, des haines, des ambitions, des rapts, des immoralités, etc. Et en châtiment de tant de péchés : des catastrophes, des maladies, des désastres, la famine et toutes sortes de douleurs, sous le poids desquels l’humanité gémit et pleure. Les hommes qui se jugent sages et puissants continuent à entreprendre toujours plus de guerres, et les morts, les misères, les malheurs abondent… avec toujours davantage de sang, et c’est dans une mer de sang qu’ils noient les peuples. » ( Appels du message de Fatima, Premier cahier, p. 96 )

Or, ces malheurs étaient annoncés par Notre-Dame de Fatima, dans son grand “Secret ” du 13 juillet 1917 :
« Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. » Sinon, le monde sera puni « de ses crimes, par le moyen de la guerre, la famine et les persécutions contre l’Église et le Saint-Père… »
Dans ces mêmes années soixante-dix, le cardinal Luciani, patriarche de Venise, futur Jean-Paul  Ier,
retirait de sa rencontre avec sœur Lucie, au carmel de Coïmbre, la certitude qu’elle disait vrai, à
l’encontre des dires du Père Dhanis : non, la voyante n’a pas inventé, ni déformé, ni amplifié, vingt ans après les apparitions, le Secret prophétique du 13 juillet 1917. Elle a, au contraire, rapporté fidèlement la parole de Notre-Dame, particulièrement quand elle a divulgué les deux premières parties du Secret.
Le cardinal patriarche de Venise n’hésitait pas à qualifier sœur Lucie de « grande sainte » que l’Église vénérerait un jour.

D’ailleurs, les prophéties se sont réalisées à la lettre puisque les demandes de la Sainte Vierge n’ont
toujours pas été honorées. Et si je prends la liberté de vous écrire aujourd’hui, Très Saint Père, c’est
pour obéir à la recommandation que la bienheureuse Jacinthe fit à Lucie avant de mourir :
« Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen [autrement dit : par la Médiation] du Cœur Immaculé de Marie, que c’est à Elle qu’il faut les demander, que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie, que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée. »

C’est clair ! Le Bon Dieu ne peut accorder la vraie paix à des nations impies, en révolte contre
lui, à un monde orgueilleux qui refuse d’implorer Marie, la Mère de Dieu, l’universelle Médiatrice de
ses grâces.
C’est par la Médiation de Marie, et la seule médiation de Marie, que le don divin de la paix pourra
nous advenir parce que c’est la volonté de Dieu que toute grâce de salut passe par son Cœur Immaculé.
Il en résulte, Très Saint Père, qu’une seule Personne au monde peut porter remède à tant de guerres et à leur cortège de malheurs : Vous-même, Très Saint Père, Vous seul pouvez obtenir ce miracle du Cœur Immaculé de Marie, en lui consacrant la Russie.
Je n’ignore pas, Très Saint Père, que l’obstacle principal qui s’oppose à cette consécration est la
liberté sociale en matière religieuse proclamée au concile Vatican II au nom de la dignité transcendante de la personne humaine. En effet, cette consécration “ sociale ” implique de reconnaître et proclamer au contraire le règne social des Saints Cœurs de Jésus et de Marie non seulement sur les individus mais sur les nations.
En 1980, votre prédécesseur Jean-Paul II s’y opposait donc en répondant au cardinal Wyszinski qui
la lui demandait que « la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie serait considérée par les Russes comme une ingérence dans leurs affaires intérieures, que la juridiction du Pape n’englobait que l’Église catholique ; que le Souverain Pontife n’était pas le Pape de tous les hommes» ! Le cardinal Wyszinski lui répondit très justement que « le Christ étant le Roi du monde, son Vicaire avait la juridiction sur tous les hommes ».
Songez, Très Saint Père, qu’il y va de la paix en ce monde et du salut éternel de vos enfants en
l’autre. C’est seulement lorsque Notre-Dame sera effectivement honorée comme Reine que la paix sera accordée au monde. Notre-Dame répandra ses grâces non seulement sur les âmes « pour les sauver » de l’enfer, mais aussi sur toute la nouvelle Chrétienté qui naîtra de la conversion de la Russie et de la réconciliation de la grande famille slave dans l’unité de la foi catholique qui en résultera.
Cet empire chrétien d’Orient, relevé avec un éclat et une puissance qu’il n’eut jamais sous Constantin ni Théodose, mettra fin à la formidable expansion de l’islam partout dans le monde, sous l’empire du Cœur Immaculé de Marie seul capable de toucher le cœur des musulmans, comme vous en avez fait vous-même l’expérience, Très Saint Père, lors de votre voyage en Centre-Afrique.
Je puis vous en donner mon témoignage de Français. Au moment où la France subit une dramatique
invasion de l’islam en châtiment de son impiété laïciste, il nous faut rappeler que dans les premiers
temps de la colonisation française, avant que le clergé catholique n’y soit persécuté non pas même par l’islam, mais par l’administration laïque et républicaine lui interdisant toute évangélisation auprès des indigènes, ceux-ci, arabes ou berbères, manifestaient une extrême bienveillance à l’égard des “marabouts ” français, et leur offraient leurs mosquées pour y célébrer le culte catholique :

« Les Arabes, raconte monsieur Suchet, curé de Constantine, viennent en foule à nos cérémonies,
ils paraissent stupéfaits de tout ce qu’ils voient, de tout ce qu’ils entendent ; ils prennent de l’eau
bénite et se mettent à genoux comme nous ; ils remuent aussi les lèvres quand ils nous voient prier.»
Mgr Pavy, archevêque d’Alger, disait : « Viendra un temps où Celle que les musulmans vénèrent
comme la mère d’un grand prophète, leur ouvrira les yeux sur la Divinité de son Fils, et ils honoreront en Elle, avec nous, la Mère de Dieu et des hommes. »
Cent ans plus tard, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c’est dans le monde entier que
des musulmans manifestèrent un merveilleux enthousiasme pour honorer la Vierge pèlerine de Fatima.
En Afrique, en 1948, du Maroc espagnol au Caire, la blanche statue fut l’objet d’incessants hommages de leur part. Les chorales musulmanes demandaient la faveur de suivre les processions. Des imans enseignèrent les cantiques aux chrétiens des villages sans missionnaire.
La Vierge de Fatima a opéré sur la terre africaine une grande œuvre de paix obtenant par sa seule
présence la fraternisation d’éléments ethniques et même religieux opposés, noirs comme blancs, païens, musulmans, et chrétiens. Puis, en pénétrant en Asie en 1949, elle n’a cessé de faire la même œuvre de paix, dans la péninsule hindoue.
À Hyderabad, des messages de bienvenue lui sont adressés en cinq langues. Dans un village comptant quelques chrétiens, la Vierge s’arrête. Bientôt, vingt-cinq mille personnes sont devant elle, pour l’admirer et la prier. Des rajahs lui font de magnifiques cadeaux. Contrairement à l’usage, les processions continuent de chanter et de prier en passant devant les mosquées.
Un missionnaire de New Delhi affirmait que le passage de la Vierge aux Indes avait obtenu un
succès comme miraculeux. Auparavant, un musulman ne pouvait fréquenter les chrétiens sans risquer de terribles représailles de la part de ses coreligionnaires. Maintenant, on en voyait qui venaient s’instruire dans les missions sans que personne y mette obstacle.
Tels furent les heureux fruits de la Route mondiale de Notre-Dame de Fatima. Plus récemment
encore, en juin 2015, lors de la venue de la Vierge pèlerine au Liban, de nombreux musulmans se sont rendus aux cérémonies catholiques pour l’honorer, l’acclamer, la prier.
Quand on voit la ferveur des foules qui accourent à l’appel de Votre Sainteté lors de ses déplacements pour recevoir la grâce d’une bénédiction, d’un regard, d’un sourire, voire d’une accolade, je vous laisse imaginer la joie qui s’emparerait de tout le peuple, chrétien ou non, si vous recommandiez aux évêques du monde entier, Très Saint Père, d’organiser des routes mariales de Notre-Dame de Fatima pour instaurer la dévotion au Cœur Immaculé de Marie dans leur diocèse.
D’autant plus que ce serait répondre à un désir de la Sainte Vierge exprimé le 19 août 1917,
pour dire ce qu’il fallait faire des dons que le peuple laissait à la Cova da Iria : « Que l’on fasse des
brancards de procession. »
Ces routes mariales seraient un moyen de propager la dévotion au Cœur Immaculé de Marie dans
le clergé et parmi les fidèles de chaque diocèse, et de les préparer à l’acte solennel et mondial de la consécration de la Russie qu’il vous faudra ordonner aux évêques de prononcer avec vous.
Qui suis-je, Très Saint Père, pour oser vous adresser cette supplique ? Rien, je ne suis rien, et moins que rien puisque notre communauté religieuse, fondée par feu l’abbé de Nantes, n’est peut-être même pas connue de Vous ! Elle s’efforce cependant de répondre à votre désir de restaurer la vie consacrée. Pour obtenir cette grâce dans toute l’Église, j’ose encore implorer de Votre Sainteté de bien vouloir élever pour l’Église universelle la fête en l’honneur du Cœur Immaculé de Marie au rang de fête solennelle, et de déclarer prière liturgique le Saint Rosaire dont Notre-Dame a demandé la récitation quotidienne avec insistance à Fatima. Afin d’obtenir du Cœur Immaculé de Marie les grâces dont nous avons besoin pour empêcher les âmes de tomber en enfer et obtenir la paix en ce monde. Si le bienheureux Francisco a obtenu l’assurance d’aller au Ciel mais à condition de « réciter beaucoup de chapelets », « je pense, disait Lucie, que cette recommandation faite à Francisco est pour nous tous ».
Je ne puis terminer qu’en vous assurant, Très Saint Père, que notre communauté, la communauté
des Petits frères et Petites sœurs du Sacré-Cœur, multiplie les chapelets à votre intention, afin que
Notre-Dame incline votre cœur à se rendre aux désirs de son Cœur Immaculé.
Daigne votre miséricorde nous accorder votre paternelle bénédiction,
frère Bruno de Jésus-Marie.

Extrait du bulletin N°169 de novembre 2016 de la Contre-Réforme Catholique au XXIème siècle

Illustration du 3ème Secret de Fatima

Illustration du troisième Secret de Fatima

LE MESSAGE DE FATIMA

Notre Dame de Fatima

Notre Dame de Fatima

C’EST un ravissement d’écouter les récits des apparitions de l’Ange puis de Notre-Dame révélant son Cœur Immaculé  ; c’est un émerveillement de suivre pas à pas nos trois pastoureaux, leur vie est si héroïque, si attirante aussi  ! C’est une grâce de connaître et de pénétrer les visions mystérieuses du troisième Secret qui, sous des figures bibliques, sont comme une parabole des événements que nous vivons. «  La lumière de Fatima, disait le cardinal Cerejeira, fournit l’explication profonde de l’histoire de notre temps, telle que Dieu la voit, donc telle qu’elle est.  » Cette lumière brille dans la nuit qui s’épaissit, comme une incomparable étoile avivant notre espérance… Lire la suite

Tout savoir sur LE MESSAGE DE FATIMA – Le message tel qu’il a été révélé aux pastoureaux.

 

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Sainte Marguerite-Marie Confidente du Sacré Coeur

SAINTE MARGUERITE-MARIE

sainte-marguerite-marie

Marguerite Alacoque naît au territoire de Verosvres en Charolais  le 22 juillet 1647.
Décès : 17 octobre 1690, Paray-le-Monial

JÉSUS, révélant les secrets de son Cœur à sainte Marguerite-Marie, lui dit un jour  : «  Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes…  » Et en une autre occasion, Il ajoutait  : «  … mais ils n’ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien. Mais, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu pourras en être capable.   »

Portrait authentique de sainte Marguerite-Marie Alacoque

Portrait authentique de
sainte Marguerite-Marie Alacoque

Cette confidence du Cœur de Jésus, à Paray-le-Monial, prépare celle du Cœur Immaculé de Marie à sœur Marie-Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, la dernière voyante de Fatima, comme si le Cœur de Jésus s’effaçait devant le Cœur de sa Mère  : «  Vois ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler…  »

Ces deux dévotions ont trouvé, d’ordre du Ciel, la même manière de s’exprimer  : elles doivent être “ amende honorable ”, c’est-à-dire que nous sommes appelés à faire de petites prières, de petits actes, par compassion pour ces Cœurs tout déchirés par le péché.

Sainte Marguerite-Marie a eu pour vocation propre de revivre la Passion de Notre-Seigneur, par compassion pour son Cœur souffrant  : «   Je veux ton cœur et un amour non partagé  ».

En retour, Jésus l’a établie dispensatrice des trésors infinis de son Cœur et lui a révélé ses desseins de miséricorde pour la France, tout particulièrement pour son Roi que Jésus appelle «  le fils aîné de mon Sacré-Cœur  », pour l’Église, et pour chacun d’entre nous, à condition de correspondre à ses Volontés.

Il fait bon, en ces temps d’apostasie, se rappeler la promesse du Sacré-Cœur à sa disciple bien-aimée  : «  Je régnerai malgré mes ennemis…  », parole pleine d’espérance, indissociable de celle du Cœur Immaculé de Marie, à Fatima  : «  À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera  !  »

Extrait du résumé de la retraite d’automne 1985 – Le Secret de Paray-le-Monial
(Documentation très complète sur Sainte Marguerite Marie et les révélations du Sacré Coeur de Jésus sur le site des petits frères et petites soeurs du Sacré Coeur)

Le Sacré Coeur de Jésus

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Montmartre la basilique du Sacré Coeur

VISITE VIRTUELLE PANORAMIQUE DE LA BASILIQUE DU SACRÉ COEUR DE MONTMARTRE (PARIS)

sacre-coeur2

VISITE VIRTUELLE PANORAMIQUE DE LA BASILIQUE DU SACRÉ COEUR DE MONTMARTRE (PARIS)

 

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Centenaire du Martyre du Père Charles de Foucauld

LE SCEAU DE L’AMOUR

Centenaire du martyre du père Charles de Foucauld 1916-2016

Centenaire du martyre du père Charles de Foucauld 1916-2016

Chez les saints, la mort vient couronner leur imitation du Christ. Ainsi du Père de Foucauld  ! La mort est venue le cueillir, en la façon qu’il avait désirée et tant attendue  : celle du martyre. C’est par un travestissement odieux que tous aujourd’hui veulent faire de ce martyr de la Chrétienté un pur mystique, épris seulement de spiritualité, parce qu’ils ont la haine de cette doctrine politique et coloniale française qui fait partie intégrante de sa vie et de son message. À cause de cette haine, ils n’hésitent pas à voiler toute cette part de sa vie, quitte à rendre sa mort inutile et ridicule. Pour eux, “ le destin ” a voulu qu’il meure de cette manière absurde, dans un fortin alors qu’il était l’homme de l’amour  ; à côté de caisses de munitions et de fusils alors qu’il était l’homme de la paix… Il nous faut réagir contre cette trahison de son message, et affirmer que le Père de Foucauld est mort comme Dieu l’a voulu, martyr.

Le Père de Foucauld, par frère Henry de la CroixCharles de Foucauld à Tamanrasset 1907

Quant à la signification spirituelle de cette mort, Dieu la lui a donnée telle que lui-même l’a voulue  : une mort par amour de Jésus, pour l’amour de Jésus, une mort d’amour, dans une parfaite conformité. Puisqu’il voulait imiter Jésus, puisque son amour se voulait tout d’imitation, Jésus lui a donné cette imitation suprême. Un peu comme saint François d’Assise recevant, à force de méditer sur la passion du Christ, les stigmates de cette passion. C’est le Christus factus est obediens usque ad mortem, mortem autem crucis, qu’il faudrait chanter là  : le Christ s’est fait obéissant, lui qui était Dieu, et il s’est fait non seulement homme, mais serviteur et esclave, et encore il est descendu davantage jusqu’à cette ignominie de la mort de la Croix. C’est l’exemple donné par saint Paul aux Philippiens (Ph 2, 5-11). L’humilité n’est pas une médiocre vertu bourgeoise  : c’est descendre, descendre, descendre, jusqu’à l’abjection. Or, la dernière abjection, c’est la mort de la Croix. Et le Père de Foucauld a désiré descendre jusque-là  : «  Pense que tu dois mourir martyr , dépouillé de tout, étendu à terre, nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué, et désire que ce soit aujourd’hui.  »

Le Père Charles de Foucauld Martyr de la foi

Le Père Charles de Foucauld Martyr de la foi

 

Les Mysteres Glorieux Le Rosaire de Notre Dame

Les Mystères Glorieux

La Résurrection de Notre-Seigneur (Fruit : La Foi, la Conversion)
L’Ascension (Fruit : Le Désir du Ciel)
La Pentecôte (Fruit : Le recueillement et la prière)
L’Assomption de la Sainte Vierge (Fruit : L’union avec dieu)
Le Couronnement de la Sainte Vierge (Fruit : Une grande confiance en sa protection)

 

La Résurrection de Notre-Seigneur (Ier Mystère glorieux)

Fruit : La Foi, la Conversion

Alleluia : Dieu soit loué ! Jésus-Christ est ressuscité, comme il avait dit.
Il n’est point de miracle plus décisif, plus certain, plus important que la résurrection.
Quelle joie pour sa très-sainte Mère !
Jésus apparaît à sainte Marie-Madeleine et aux saintes femmes.
Il se montre à l’apôtre saint Pierre et il le bénit.
Jésus voyage avec les disciples d’Emmaüs.
Il apparaît aux onze et leur souhaite la paix.
Il se montre à l’apôtre saint Thomas et lui fait toucher ses plaies.
Pendant quarante jours, Jésus se montre souvent à ses apôtres et à ses disciples.
Dans une apparition, il dit trois fois à saint Pierre : M’aimez-vous ?
Puis : Paissez mes agneaux et mes brebis, c’est à dire soyez le pasteur suprême et le
chef de mon Église.

Pater Noster – Ave Maria … (11ème dizaine du Rosaire)

 

La Résurrection de Notre Seigneur

LA RÉSURRECTION DE NOTRE SEIGNEUR

 

L’Ascension (IIème Mystère glorieux)

Fruit : Le Désir du Ciel

Jésus conduit ses Apôtres et ses principaux disciples sur le mont des oliviers.
Il donne aux Apôtres ses dernières instructions.
Il leur dit : Allez, enseignez toutes les nations et baptisez-les au nom du Père, du Fils
et du Saint-Esprit. Voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles.
Il leur promet de leur envoyer l’Esprit consolateur.
Jésus s’élève, par sa propre puissance, de la terre au Ciel.
Il est accompagné de la troupe innombrable des justes qu’il avait retirés des limbes.
Il monte et va s’asseoir triomphalement à la droite de Dieu le Père.
Du haut du Ciel, dit saint Paul, Il ne cesse d’intercéder pour nous !
Ô Marie ! Quelles étaient vos pensées au jour de la glorieuse Ascension de votre divin Fils ?

Pater Noster – Ave Maria … (12ème dizaine du Rosaire)

Jésus monte au Ciel et va s'asseoir triomphalement à la droite de Dieu le Père.

L’ASCENSION

 

La Pentecôte (IIIème Mystère glorieux)

Fruit : Le recueillement et la prière

Les Apôtres réunis au Cénacle, attendent la venue du Saint-Esprit.
Ils persévéraient dans la prière en union avec la Sainte Vierge.
Après dix jours de retraite, le Saint-Esprit descend visiblement sur les Apôtres.
Il les remplit de tous ses dons ; et les Apôtres, devenus des hommes nouveaux, prêchent
le saint Évangile et convertissent le monde.
Avec la prédication et par le ministère des Apôtres, l’Église, assistée et dirigée par le
Saint-Esprit, commence sa mission divine de sanctifier et de sauver les nations.

Ô Marie ! Obtenez-nous les sept dons si précieux de l’Esprit-Saint !
Qu’il fasse de nous de vrais chrétiens, de dignes enfants de Dieu et de l’Église.
Qu’il éclaire nos intelligences de sa vive lumière.
Qu’il embrase nos coeurs des feux de son divin Amour.
Ô Marie ! Obtenez-nous la grâce de bien écouter l’Église et de ne jamais contrister l’Esprit-Saint !

Pater Noster – Ave Maria … (13ème dizaine du Rosaire)

La descente du Saint-Esprit

LA PENTECÔTE

 

L’Assomption de la Sainte Vierge (IVème Mystère glorieux)

Fruit : L’union avec dieu

Après l’Ascension de Jésus au Ciel, Marie ne fait plus que languir d’amour sur la terre.
Enfin, Marie meurt d’amour, et entourée, selon une pieuse tradition, de tous les Apôtres
rassemblés miraculeusement de tous les points de l’univers.
Peu de jours après sa mort, Marie est transportée au Ciel en corps et en âme.
Les anges s’écrient : Quelle est celle qui s’avance comme l’aurore naissante, belle
comme la lune, radieuse comme le soleil ?
Marie reçoit à son entrée dans le Ciel, des honneurs que ne recevra jamais aucune
créature.
Les anges l’accueillent avec des transports inexprimables de joie et d’allégresse.
Les patriarches, les prophètes sont dans un ravissement de joie ineffable !
Ils disent à Marie : Salut à Vous, qui êtes la splendeur de Jérusalem, et l’honneur de
notre peuple.
Marie est notre Mère ! Elle est au Ciel, tout près du trône de Jésus-Christ !
Seigneur, réunissez un jour les enfants à leur Mère et Reine immaculée.

Pater Noster – Ave Maria … (14ème dizaine du Rosaire)

L'Assomption de la Sainte Vierge

L’ASSOMPTION

 

Le Couronnement de la Sainte Vierge (Vème Mystère glorieux)

Fruit : Une grande confiance en sa protection

Dieu dit à Marie : Vous êtes toute belle ! Venez et recevez la couronne de Reine !
Dés ce jour, Marie est couronnée
Reine des Anges
Reines des Patriarches et des Prophètes
Reine des Apôtres
Reine des Martyrs et des Confesseurs
Reine des Vierges
Reine de tous les Saints
Reine du Ciel et de la terre
Reine et Mère de Miséricorde ; et son règne, comme celui de son divin Fils, n’aura point
de fin !
Ô marie, régnez sur nous, Vous et votre adorable Fils, maintenant et toujours et
dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il !

Pater Noster – Ave Maria … (15ème dizaine du Rosaire)

Le Couronnement de la Sainte Vierge (Vème Mystère glorieux) Fruit : Une grande confiance en sa protection

LE COURONNEMENT DE LA VIERGE MARIE AU CIEL

 

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Les Mysteres Douloureux Le Rosaire de Notre Dame

Les Mystères Douloureux

L’Agonie de Notre-Seigneur (Fruit : La contrition)
La Flagellation (Fruit : La patience)
Le Couronnement d’épines (Fruit : La mortification des sens et de l’amour propre)
Le Portement de la Croix (Fruit : Le support des peines de notre état)
Le Crucifiement (Fruit : La persévérance)

 

L’Agonie de Notre-Seigneur (Ier Mystère douloureux)

Fruit : La contrition

Jésus quitte le Cénacle et se retire avec ses disciples au jardin des oliviers.
Il dit à ses disciples : « Demeurez ici pendant que je m’en irai là pour prier, et vous aussi
priez afin que vous n’entriez pas en tentation. »

Jésus est saisi de crainte, d’ennui et de tristesse.
Mon âme est triste jusqu’à la mort…
Il dit à son Père : Mon Père, si vous le voulez, éloignez ce calice de moi ! Cependant,
que votre volonté se fasse et non la mienne !
Alors lui apparut, venant du Ciel, un Ange qui le réconfortait.
Une sueur de sang sort de tout son corps et coule jusqu’à terre.
L’admirable victime, tombée en agonie, redouble ses prières.
Il dit à Simon Pierre : « Eh quoi ! Vous n’avez pu veiller une heure avec moi ! »
Judas arrive et consomme son crime !

Pater Noster – Ave Maria … (6ème dizaine du Rosaire)

Agonie de Notre Seigneur au jardin des oliviers

Agonie de Notre Seigneur au jardin des oliviers

 

La flagellation (IIème Mystère douloureux)

Fruit : La patience

Le Sauveur, lié et garrotté comme un criminel, est conduit chez Caïphe, qui était alors
grand-prêtre ou chef de la religion chez les juifs.
Un serviteur de Caïphe donne un soufflet au Sauveur.
Jésus est outragé par ses ennemis et abandonné de ses amis.
Pierre renie trois fois son divin Maître.
Jésus comparaît devant Pilate, puis devant Hérode, qui le traite comme un insensé.
Pilate condamne Jésus au supplice de la flagellation.

Le Sauveur est attaché à une colonne. On le frappe à coup de fouet jusqu’à ce que
ses chairs tombent en lambeaux !
On le déchire avec une telle violence, que, selon la parole d’un prophète, il ne reste
pas une place saine dans tout son corps.
Qui lui refusera une larme de repentir, de reconnaissance et d’amour, en voyant l’état si
déplorable où la cruauté des soldats l’a réduit ?

Pater Noster – Ave Maria … (7ème dizaine du Rosaire)

La flagellation (IIème Mystère douloureux) Fruit : La patience

La Flagellation

 

Le Couronnement d’épines (IIIème Mystère douloureux)

Fruit : La mortification des sens et de l’amour propre

Les soldats faisant une couronne d’épines, l’enfoncent sur la tête de Jésus.
Cette tête adorable est percée de toutes parts.
Le sans coule et couvre son visage auguste.

Par raillerie, on couvre le Sauveur d’un vieux manteau de pourpre.
Pour le même motif, les soldats lui mettent dans la main un roseau en guise de sceptre.
Alors, les uns fléchissent le genou devant lui, disant avec moquerie : « Salut, roi des
Juifs »
Les autres lui donnent des soufflets et lui crachent au visage.
Couronné d’épines, rassasié d’opprobres et couvert de confusion et de plaies, Jésus ne
profère pas un seul mot de plainte.
En cet état, Pilate le montre au peuple, en disant : « Voici l’homme ! »
Les Juifs lui répondent : « Crucifiez-le; que son sang retombe sur nous et sur nos
enfants ! »

Pater Noster – Ave Maria … (8ème dizaine du Rosaire)

Le Couronnement d'épines (IIIème Mystère douloureux) Fruit : La mortification des sens et de l'amour propre

Le Couronnement d’épines

 

Le Portement de la Croix (IVème Mystère douloureux)

Fruit : Le support des peines de notre état

Jésus est condamné à mort.
Considérons ce divin Sauveur montant au Calvaire, avec une lourde croix sur les épaules,
en compagnie de deux scélérats ! Il succombe jusqu’à trois fois, à des intervalles
différents, sous le poids du fardeau et sous les coups dont on l’accable !
Il rencontre sa sainte Mère !
Ses bourreaux craignant qu’il ne mourût en chemin, tant il était accablé, forcent un homme
de Cyrène à porter l’extrémité de la Croix.
Une femme pieuse essuie le visage du Sauveur.
Jésus console les saintes femmes qui le suivent, plongées dans la plus amère désolation.
Jésus arrive au sommet du calvaire et on le dépouille de ses vêtements.
Compatissons aux souffrances de Jésus et aux douleurs de Marie dont nos péchés ont
été la cause.
N’oublions pas ces paroles de notre divin Maître :
« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce lui-même, et porte sa croix
chaque jour et me suive. »

Pater Noster – Ave Maria … (9ème dizaine du Rosaire)

Le Portement de la Croix (IVème Mystère douloureux) Fruit : Le support des peines de notre état

Le Portement de la croix

 

Le Crucifiement (Vème Mystère douloureux)

Fruit : La persévérance

Jésus s’étend sur la Croix et on l’y cloue.
Marie est là ! Chaque coup de marteau retentit dans son Coeur immaculé.
Arrêtons nos regards sur Jésus attaché et suspendu à la Croix par des clous qui lui
transpercent les pieds.
Du haut de la Croix, Jésus prie pour ses bourreaux ! Il promet le paradis au bon
larron.
Il nous donne la sainte Vierge pour Mère !
A la neuvième heure , Jésus s’écrie à haute voix : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi
m’avez-vous délaissé ? … J’ai soif !

Abreuvé de fiel et de vinaigre, Jésus dit : Tout est consommé !
Au même temps, il s’écrie une seconde fois d’une voix forte : Mon Père je remets mon
âme entre vos mains ! … et il expire !

La terre tremble, les rochers se fendent, les morts ressuscitent ; les éléments et toute la
nature bouleversée pleurent la mort de leur auteur.
Quelques heures après, le Corps sacré de Jésus est descendu de la Croix et remis à sa
sainte mère. Compatissons à la douleur de cette Mère désolée et prions-la de nous
pardonner.

Pater Noster – Ave Maria … (10ème dizaine du Rosaire)

Le Crucifiement (Vème Mystère douloureux) Fruit : La persévérance

LE CRUCIFIEMENT

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Les Mysteres Joyeux – Le Rosaire de Notre Dame

LES MYSTÈRES JOYEUX

L’Annonciation (Fruit : l’humilité)
La visitation (Fruit : la charité envers le prochain)
La naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ (Fruit : l’amour de la pauvreté)
Présentation de Jésus au temple (Fruit : l’obéissance)
Le recouvrement de Jésus au temple (Fruit : la recherche de Jésus)

L’Annonciation (Ier Mystère joyeux)

Fruit : L’humilité

Contemplons et adorons la très-sainte Trinité, prédestinant, choisissant et préparant
longtemps d’avance Marie, pour être la mère de Dieu.
Suivons l’ange Gabriel venant annoncer cette nouvelle à la très-sainte Vierge.

En abordant Marie, l’ange lui dit : Je vous salue, ô vous qui êtes pleine de grâce! Le
Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes.
A ces paroles, Marie est troublée.
L’ange la rassure : Ne craignez point, Marie! Vous avez trouvé grâce devant Dieu!
Vous concevrez et enfanterez un fils que vous nommerez Jésus!
Le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu!

Ô Marie! Le monde entier, prosterné à vos genoux, attends votre réponse…
Marie dit alors: Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole!
Et le verbe se fit chair, et il habita parmi nous…

Pater Noster – Ave Maria … (1ère dizaine du Rosaire)

l'annonciation

ANNONCIATION

 

La Visitation (IIème Mystère joyeux)

Fruit : La charité envers le prochain

Marie, conduite par l’Esprit-Saint, alla visiter sa cousine Elisabeth, et elle la salua.
Elisabeth en entendant le salut de Marie, s’écria à haute voix: « Vous êtes bénie entre
toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni! »
« D’où me vient ce bonheur, que la Mère de mon Seigneur daigne venir me visiter?
« Vous êtes heureuse d’avoir cru que les choses qui ont été dites de la part du
Seigneur s’accompliraient. »
A la voix de Marie, Jean-Baptiste tressaillit de joie dans le sein de sa mère et fut sanctifié.

Marie dit alors:
MAGNIFICAT (Cantique de Marie)
« Mon âme exalte (glorifie) le Seigneur, et mon
esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur,
parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement
(l’humilité) de sa servante.
Oui désormais toutes les générations me
diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a
fait pour moi (en moi) de grandes choses.
Saint est son Nom, et sa Miséricorde s’étend
d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras, il a dispersé
les hommes au coeur superbe.
Il a renversé les potentats de leurs trônes et
élevé les humbles, il a comblé de biens les
affamés et renvoyé les riches les mains vides.
Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se
souvenant de sa miséricorde – selon qu’Il
l’avait annoncé à nos pères – en faveur
d’Abraham et de sa postérité à jamais! »

La maison de Zacharie fut remplie de grâces et de bénédictions, par la présence de Jésus
et de Marie.
Demandons pour nous la grâce d’aimer à pratiquer la charité envers le prochain.

Pater Noster – Ave Maria … (2ème dizaine du Rosaire)

la visitation

VISITATION

 

La Nativité (IIIème Mystère joyeux)

Fruit : L’amour de la pauvreté

Suivons Marie et Joseph se rendant à Bethléem.
Ils ne trouvent asile que dans une étable. En ce lieu si pauvre, si abandonné, au milieu
des ténèbres de la nuit, Marie met au monde son fils, son Sauveur et son Dieu!
Marie contemple avec amour et adore son divin fils.

Un ange dit aux bergers : Je vous annonce une grande et bonne nouvelle :
il vous est né un 
Sauveur!
Voici à quelles marques vous le reconnaîtrez : Vous trouverez un enfant
enveloppé de langes et 
couché dans une crèche.

D’autres anges chantaient : Gloire à Dieu au plus
haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes
de bonne volonté!
Les bergers accourent à Bethléem et trouvent Marie
et Joseph, avec l’Enfant Jésus, couché dans une
crèche.
Les Mages, conduits par une étoile miraculeuse,
viennent aussi des pays lointains ; ils adorent le
Verbe incarné et lui offrent des présents.

Unissons-nous à Marie, à Joseph, aux bergers et aux Mages,
pour bénir, adorer et remercier notre divin Sauveur.

Pater Noster – Ave Maria … (3ème dizaine du Rosaire)

La nativité

NATIVITÉ

 

Présentation de Jésus au temple (IVème Mystère joyeux)

Fruit : L’obéissance

Marie et Joseph portent Jésus à Jérusalem, pour offrir à Dieu le divin Enfant.
Jésus entre pour la première fois à Jérusalem, qu’il doit si tendrement aimer, et où il doit
tant souffrir!
Le saint vieillard Siméon vient au temple, conduit par l’Esprit-Saint, qui lui fait reconnaître
Jésus et Marie.

Il bénit Dieu en disant : « Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole,
laisser ton serviteur s’en aller en paix; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as
préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de
ton peuple d’Israël. »
Et le père et la Mère de l’enfant Jésus étaient dans l’admiration des choses merveilleuses
qui étaient dites de Lui.
Le saint vieillard dit à Marie : « Cet Enfant est établi pour la ruine et pour la
résurrection de plusieurs en Israël; Il doit être un signe en butte à la contradiction,
et votre âme , Ô Mère, sera percée d’un glaive de douleur! Afin que se révèlent les
pensées intimes de bien des coeurs. »
Anne la prophétesse, loue le Seigneur, et parle du divin Enfant à tous ceux qui attendaient
la rédemption d’Israël.

Pater Noster – Ave Maria … (4ème dizaine du Rosaire)

Présentation de Jésus au temple

PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE

 

Le recouvrement de Jésus au temple (Vème Mystère joyeux)

Fruit : La recherche de Jésus

Le divin enfant croissait et se fortifiait rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était en Lui.
A l’âge de douze ans, Jésus est conduit par ses parents au temple de Jérusalem.
Dans la foule immense attirée par la fête, et par un sage et mystérieux vouloir de la
Providence, Marie et Joseph perdent l’Enfant Jésus.

Ils le cherchent pendant trois jours avec de mortelles angoisses. Ils le trouvent enfin dans
le temple, assis au milieu des docteurs de la loi, les écoutant et les interrogeant.
Tous ceux qui l’entendaient étaient surpris de sa sagesse et de ses réponses.
Prenons part à la joie ineffable qu’éprouvent Marie et Joseph en retrouvant l’Enfant Jésus.
L’Enfant Jésus revient avec ses parents à Nazareth, et il leur était soumis.
Et Marie conservait avec soin dans son coeur toutes les paroles et toutes les actions
de Jésus !

Prions Marie de nous obtenir l’intelligence, le souvenir, le goût des choses qu’elle a si
soigneusement gardées et méditées en son coeur !

Pater Noster – Ave Maria … (5ème dizaine du Rosaire)

Recouvrement de Jésus au temple

RECOUVREMENT DE JÉSUS AU TEMPLE

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Notre Dame de Socorri – Notre Dame du Bon Secours

 

 

La chapelle Notre Dame de Socorri ou du Bon Secours, située au sommet d’une colline dominant Urrugne, est un lieu de pèlerinage emblématique.
Sa fondation remonte au début du XVIIe siècle suite aux vœux de marins hendayais. En effet, en 1627 des marins partis du port d’Hendaye, appartenant alors à Urrugne, se rapprochent de l’Ile de Ré occupée par les troupes anglaises quand tout à coup le vent cesse de souffler. Les bateaux sont dès lors arrêtés face à l’ennemi. Tous les marins se mettent à prier la Vierge Marie lui demandant un vent favorable. En échange ils font le vœu de lui faire bâtir une église sous le nom de Notre Dame du Bon Secours. Leurs prières sont exaucées et le vent se remet à souffler.
A leur retour les marins hendayais témoignent leur reconnaissance à la Vierge en édifiant la chapelle Notre Dame du Bon Secours (Socorri) sur un belvédère dominant la mer. Elle est détruite en 1793 mais reconstruite en 1831 grâce à la Municipalité et aux dons des habitants. L’intérieur est décoré d’un tableau représentant la Vierge à l’Enfant provenant vraisemblablement du Couvent des Récollets de Ciboure, après de sa fermeture en 1791.
Les stèles discoïdales dispersées autour de la chapelle correspondent aux tombes des victimes de l’épidémie de choléra de 1855.

lieu de pèlerinage emblématique

La chapelle Notre Dame de Socorri ou du Bon Secours

 

Prière à Notre Dame du Bon Secours

Ô Mère, du haut de Socorri, veillez sur la mer, la montagne et l’âme basque.
Vous qui êtes à Socorri entre ciel et terre, priez pour nous le Seigneur que nous ayons toujours la paix et la foi.

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Dans ces lieux bénis qui dominent notre pays,
dans cette chapelle qui est si belle,
notre Dame de Socorri on te prie, Ô Vierge Marie.

Tant de fois nous venons vers toi,
tant de fois nous espérons en toi,
et tant de fois tu nous redonnes la foi.

Reine d’espérance, toujours tu nous relances,
tu nous réconfortes dans nos deuils,
dans ta maison tu nous accueilles.

A tous nos problèmes tu penses,
tu réchauffes notre croyance,
en toi nous avons confiance
car tu apaises nos méfiances
en acceptant nos confidences.

Tous ensemble on te prie,
Notre Dame de Socorri,
MERCI

Notre Dame de sokorri

Tableau dans la chapelle de Notre Dame de Socorri

 

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